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DETENTIONS ILLEGALES : Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, mêmes pratiques ?

Alors que la République démocratique du Congo (RDC) attend le premier gouvernement de l'ère Félix-Antoine Tshisekedi, depuis sept mois qu'il a pris ses fonctions, à la tête de l'Etat, une ONG américaine dénonce les pratiques de détentions illégales qui semblent se perpétuer sous le nouveau pouvoir. C'est comme si, dans ce domaine, la RDC n'avait pas changé de cap.

La Fondation Bill Clinton pour la paix vient de faire part de sa grande préoccupation pour la réhabilitation de cachots clandestins en RDC et a demandé aux autorités congolaises, responsables des services de sécurité tant civiles que militaires de tout faire pour respecter la promesse ferme faite par le président, Félix-Antoine Tshisekedi, de la fermeture de tous les cachots clandestins sur toute l’étendue du territoire congolais pendant son mandat.

« Nous avons constaté que les services de sécurité tels que la Demiap, l’ANR et la Police nationale congolaise, commencent à pratiquer l’ancienne méthode que nous avions tous déplorée, hier, pendant le règne de Kabila », note  Emmanuel Adu Cole, président de la dite Fondation domiciliée à Kinshasa.

Elle s'insurge, preuves à l'appui : « Au mois de juin 2019, il y a 23 personnes qui étaient arrêtées et détenues à l’ANR 3 Z en face de la primature dont un policier, un gardien, et huit autres personnes, en provenance de l’ex-province du Katanga pour le dossier de l’uranium. Arrêtées le 5 juin 2019 et transférées à Kinshasa le 14 juin 2019, elles ont été détenues pendant 53 jours à l’ANR 3 Z, et ne sont transférées en prison qu’en date du 5 août 2019 ».

A l’heure actuelle, il resterait, toujours, 13 personnes à l’ANR pour le dossier de l’uranium dont les sieurs Kznonge Tamwe Jerry, Kabila Mutombo Daniel, Ndjibu Sangwa Athanase, Lumwanga Justin et autres. Elles ont été présentées à la Chambre de conseil, jeudi, 8 août, pour la confirmation de leur détention préventive en prison centrale de Makala. La Fondation Bill Clinton demande aux magistrats de traiter les dossiers concernés de façon neutre et objective.

Etant donné que plusieurs postes ministériels stratégiques sont confiés au FCC (Coalition dirigée par Joseph Kabila) tels que la Justice, la Défense, les Finances, le Portefeuille, etc., la Fondation « demande au premier ministre et à son futur gouvernement de respecter la constitution et les autres instruments juridiques nationaux et internationaux que la RDC a signés et ratifiés, à la société civile d’être vigilante pour que la dictature ne s’installe plus en RDC... La Fondation demande au président de la RDC (notre photo), le garant de la nation de s’impliquer personnellement pour que l’ancien système des arrestations et détentions arbitraires, enlèvements et emprisonnements illégaux, qui étaient utilisés par l’ancien régime ne reviennent plus ».

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