DIPLOMATIE : La Mauritanie rompt ses relations avec le Qatar (bailleur de fonds du terrorisme international)

"Cela sera peut-être le début de la fin de l'horreur du terrorisme. Durant mon récent voyage au Moyen-Orient, j'ai affirmé que le financement de l'idéologie radicale devait cesser. Les dirigeants ont montré du doigt le Qatar - Et regardez !". Ces déclarations du président américain tranchent avec le ton conciliant de son chef de la diplomatie, Rex Tillerson, qui avait appelé, lundi, 5 juin, les pays du Golfe à rester "unis" et à "s'asseoir et à parler de ces divergences". Donald Trump, on peut commencer à le croire, est, vraiment, désireux d'en finir avec le terrorisme, quitte à sacrifier certains intérêts que savaient entretenir le Qatar. Car, rappelons que le Qatar héberge la plus grande base aérienne américaine dans la région, siège du commandement militaire américain chargé du Moyen-Orient. Cette base est cruciale pour la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et Irak menée par la coalition internationale dirigée par Washington et dont fait partie ...Doha. Un double-jeu qui est mis à nu et qui va cesser, le Qatar étant sommé de choisir le bon camp, en cessant le financement du terrorisme.

Cette onde de choc n'a pas épargné l'Afrique. Après l'Egypte, c'est la Mauritanie qui a décidé de mettre fin à l'hypocrisie générale à laquelle on assistait, dans le cadre de ce qui est appelé « coopération entre le Qatar et les Etats africains ». Les autres pays africains, durement, frappés par le terrorisme (Mali, Niger, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Nigeria, Tchad, Sénégal, etc.) sont appelés à faire de même.

"Le gouvernement de la République islamique de Mauritanie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l'Etat du Qatar", lui reprochant de "soutenir les organisations terroristes et de promouvoir les idées extrémistes", selon un communiqué du ministère mauritanien des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle AMI (Sur notre photo, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz à son arrivée, samedi, 20 mai 2017, à l’Aéroport international de Riyad, où il est accueilli par Son Altesse Royale le Prince Faisal bin Bandar bin Abdul Aziz, Emir de la région de Riyad, entouré de plusieurs responsables saoudiens et du Chargé d'affaires à l'ambassade de la Mauritanie à Riyad).

"Il a semé le chaos et les tensions dans de nombreux pays arabes, ce qui a provoqué de grandes tragédies humanitaires dans ces pays, en Europe, et à travers le monde", selon le texte.

L'Arabie saoudite et cinq de ses alliés, dont l'Egypte, ont rompu lundi avec le Qatar, accusé de soutenir le "terrorisme", provoquant une crise diplomatique majeure au Moyen-Orient. La Mauritanie, autre allié de Riyad, suit ce mouvement de bon sens, encouragé par Donald Trump, et ce 15 jours, à peine, après le Sommet entre ce dernier et les chefs d'Etat arabes et musulmans tenu en Arabie Saoudite.

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