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DJIBOUTI : La répression continue : 7 morts et 23 blessés lundi 21 décembre

Au moins, sept civils ont été tués et 23 blessés, lundi, 21 décembre, à Djibouti, dans des affrontements avec la police, qui compte, aussi, d'après ses dires qui demandent à être confirmés par une source indépendante, 50 blessés dans ses rangs, a déclaré, mardi, le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahamoud Ali Youssouf.

"Les autorités médicales ont recensé sept personnes tuées", six hommes à coups de machette, et une jeune fille par balle, a déclaré M. Youssouf, par téléphone, depuis Djibouti.
"Vingt-trois civils ont été blessés, dont neuf sont, encore, hospitalisés", a-t-il ajouté.
"Cinquante policiers ont été blessés et hospitalisés (...) Huit le sont, encore, dont deux pour des blessures par balles", a-t-il, également, précisé.

Mahamoud Ali Youssouf est considéré comme un dur du régime et un « va-t-en guerre » par certains milieux de l'opposition.

Ces affrontements ont eu lieu, à l'aube, lundi, dans la localité de Buldhoqo, près de Balbala, en périphérie de la capitale, Djibouti-Ville, où se tenait une cérémonie traditionnelle selon l'opposition.
Les violences ont débuté quand les policiers ont voulu déplacer cette foule vers un lieu mieux adapté, selon M. Youssouf.
"Il y avait des centaines de personnes rassemblées là, armées de couteaux ou de machettes, et deux d'entre elles avaient des kalachnikovs", a affirmé le ministre dont les propos n'ont pas été confirmés par une autre source.

"Quand les renforts de la police et l'armée sont arrivés, les gens ont refusé de bouger et les violences ont commencé", a-t-il souligné. "Une enquête est menée pour savoir comment cet incident a pu se produire."

Une enquête non neutre car effectuée par les services du pouvoir djiboutien. Autrement dit, on fera dire aux enquêtés ce qu'on voudra.
L'Union pour le salut national (USN), une coalition de sept partis djiboutiens d'opposition, avait, auparavant, assuré, dans un communiqué, que la police avait "abattu 19 civils".
Mais M. Youssouf a réfuté le bilan de l'opposition, qu'il a accusé d'exagérer la gravité des violences.

L’USN avait affirmé, ensuite, avoir tenu une réunion pour discuter de la situation, au cours de laquelle la police aurait tiré à balles réelles et lancé des lacrymogènes, faisant plusieurs "blessés graves" parmi ses membres, dont, son président, Ahmed Youssouf Houmed.

Cette façon de faire confirme les bizarreries de la gestion à la Ismaël Omar Guelleh. On ne comprend pas qu'après une tuerie manifeste et organisée, des civils qui ne demandaient qu'à tenir leur réunion traditionnelle, la police, lourdement, armée comme si elle devait affronter des membres de l'Etat islamique ou d'Al Qaïda, charge de cette façon, des civils pacifiques. L'opposition maintient le bilan de 19 personnes tuées, sous réserve d'autres morts survenues à l'hôpital.

Dans un pays normal, le ministre de la Sécurité et les chefs de la police, seraient ipso facto démissionnés sans aucune autre forme de procès. Qu'en pense le président, Ismaël Omar Guelleh, qui croit, réussir l'organisation de l'élection présidentielle, dans quatre mois, dans un tel climat ?

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