DJIHADISME AU SAHEL : Emmanuel Macron souhaite « une plus grande implication » des alliés de l'OTAN au Sahel

Emmanuel Macron recevait, à l'Elysée, ce jeudi, 28 novembre 2019, le secrétaire général de l'OTAN ( Organisation du traité Atlantique Nord), Jens Stoltenberg. Le président de la République avait estimé, récemment, que l'OTAN était en « état de mort cérébrale ». La rencontre était l'occasion de passer en revue plusieurs questions stratégiques : l'action au Sahel, les relations avec la Russie, les forces nucléaires... et la 5G. Cela tombe bien que Macron lui parle du Sahel car pour faire tomber Kadhafi, en 2011, et détruire la Libye, ce qui a permis que les dizaines de milliers de djihadistes confinés de force en Libye se retrouvent dans le Sahel avec toutes sortes d'armes, la France n'était pas seule. Elle fut, étroitement, aidée par l'OTAN. Maintenant que la guerre contre le djihadisme dans le Sahel dépasse la seule armée française, il est très logique que le président français aille chercher du renfort du côté de l'OTAN.

La France étudie « toutes les options stratégiques » s'agissant de sa présence militaire au Sahel, y compris « une plus grande implication » de ses alliés, a déclaré, jeudi, Emmanuel Macron, trois jours après la mort accidentelle de 13 militaires français de l'Opération Barkhane.

Au Sahel, « la France est impliquée et agit pour le compte de tous. La mission qui est la nôtre là-bas est importante. Néanmoins le contexte que nous sommes en train de vivre au Sahel nous conduit aujourd'hui à regarder toutes les options stratégiques », a déclaré le président français, trois jours après la mort accidentelle de 13 militaires français lors d'opérations de combat dans le sud du Mali.

« Dans les prochaines semaines un travail en profondeur sera demandé au gouvernement et à nos armées pour regarder les modalités de nos interventions. Toute les options sont ouvertes. Dans ce contexte, une plus grande implication des alliés serait tout à fait bénéfique », a-t-il demandé, une semaine avant un sommet de l'OTAN à Londres.

Cet appel s'adresse avant tout aux Européens, a précisé l'Elysée.

S'exprimant au côté du secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, qu'il a reçu à l'Elysée (notre photo), le président français a dit « assumer » ses propos controversés sur une Alliance Atlantique en état de « mort cérébrale », estimant que les Alliés devaient discuter ensemble de la lutte contre le terrorisme au Sahel et au Levant.

Dans un entretien à The Economist début novembre, Emmanuel Macron s'était inquiété de l'état de l'OTAN, qu'il avait estimé « en mort cérébrale ». Cette petite phrase avait provoqué des remous dans les pays partenaires.

Ajouter un commentaire

Les plus populaires