DJIHADISME : Le Niger en perte de vitesse !

Un mois après l'attaque du camp d'Inates, le ministère nigérien de la Défense a annoncé que "63 terroristes" et 25 personnes avaient été tués, jeudi, 9 janvier, lors de l'attaque du camp militaire de Chinégodar, près de la frontière malienne. Ces assauts répétitifs que subit l'armée nigérienne avec des pertes considérables ne rassurent pas beaucoup au moment où Boko Haram semble avoir à nouveau le vent en poupe côté Niger. Et si on voulait, volontairement, affaiblir le président, Mahamadou Issoufou, juste parce qu'il serait, actuellement, avec Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, l'un de ceux qui poussent les pays de l'UEMOA à adopter leur propre monnaie, laquelle n'aurait rien à voir avec l'ECO d'Alassane Ouattara et d'Emmanuel Macron ? Cette hypothèse n'est pas du tout à exclure.

Les combats avaient fait 71 morts. Un mois après l'attaque d'Inates, "63 terroristes" et 25 personnes ont été tués, jeudi, 9 janvier, à Chinégodar (Ouest, près de la frontière malienne), selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense.

"Jeudi, aux environs de 13 h (12 h GMT), le poste militaire avancé de Chinégodar a repoussé une attaque menée par des éléments terroristes. Le bilan provisoire est le suivant : côté ami, 25 décédés et 6 blessés.

Côté ennemi, 63 terroristes neutralisés (tués)", selon le texte lu à la télévision publique par le porte-parole du ministère de la Défense, le colonel Souleymane Gazobi.

Les assaillants sont "venus à bord de plusieurs véhicules et motos", selon le texte, qui assure que "la riposte avec l'appui aérien combiné de l'armée de l'air nigérienne et de nos partenaires, a permis d'effectuer des frappes et mettre l'ennemi en déroute hors de nos frontières".

Par "partenaires", le Niger entend souvent des avions de chasse ou drones français positionnés à Niamey dans le cadre de l'Opération antijihadiste Barkhane et les drones américains qui surveillent le Sahel en permanence.

"Les opérations de ratissage se poursuivent", conclut le communiqué.

Auparavant, une source sécuritaire avait souligné que l'attaque était l'œuvre "d'hommes lourdement armés venus sur des motos et dans des véhicules".

C'est la première attaque menée contre le camp de Chinégodar, un village nigérien situé à 10 km de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri (Ouest) souvent visée par des attaques djihadistes.

Chinégodar avait accueilli, en 2012, les premiers réfugiés maliens après l'offensive des rebelles touareg et leurs combats avec l'armée dans le Nord du Mali.

Un état d'urgence censé prévenir les incursions djihadistes récurrentes est déjà en vigueur. Les autorités de Tillabéri ont, aussi, décidé "d'interdire la circulation de motos, de nuit comme de jour" dans plusieurs localités, y compris dans la ville de Tillabéri, la capitale régionale.

C'est dans cette même région de Tillabéri, également, frontalière du Burkina Faso, que 71 soldats nigériens avaient été tués, le 10 décembre, à Inates, dans une opération revendiquée par le groupe Etat islamique, la pire attaque au Niger depuis le regain des actions djihadistes en 2015.

Le 25 décembre, 14 militaires ont, aussi, été tués, lors d'une attaque "terroriste", dans la commune de Sanam, également, dans la région de Tillabéri. Cela fait beaucoup trop car ce sont des pertes de soldats sans commune mesure avec le passé.

Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, avait annoncé, le 22 décembre, lors de la visite du président français, Emmanuel Macron, que les pays du Sahel et la France lanceraient "un appel à la solidarité internationale" durant un Sommet à Pau (Sud-Ouest de la France) le 13 janvier, consacré à la lutte contre les groupes djihadistes (notre photo). Ces attaques djihadistes qui se multiplient sont un défi que les terroristes lancent aux pays du G5 Sahel et à la France. Il n'y a plus de doute là dessus. Quelle réponse ces derniers apporteront-ils à cette situation le 13 janvier prochain au Sommet de Pau ?

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