DJIHADISME : Le président Macron à Nouakchott mardi pour le Sommet G5 Sahel qui peine à décoller

Emmanuel Macron ne sera, assurément, pas un grand président, reconnu comme tel par les Africains. Bien qu'ils furent colonialistes, ne sont pas de Gaulle, Mitterrand ou même Chirac, qui veut ! La politique africaine du jeune président n'est pas à la hauteur de la relation entre les deux parties. Reconnaissons, souvent, qu'il est lui-même à l'origine des incartades qu'on lui reproche. Son passage à Ouagadougou, par exemple, où il avait cru bon de donner un cours à son homologue, Roch Marc Christian Kaboré, a laissé l'image d'un homme politique qui dit tout ce qui est bon à entendre mais qui ne respecte aucun de ses engagements. Deux années, plus tard, à Abidjan, il a, carrément, énervé les Africains de l'Ouest en croyant bon de faire l'OPA sur leur idée de créer l'ECO, future monnaie de la CEDEAO et actée comme telle par les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres, en lieu et place des monnaies en circulation dont le fameux F CFA de l'UEMOA. Le jeune président, certainement convaincu par le président ivoirien, Alassane Ouattara, dont l'image ne séduit pas grand monde en Afrique, ne pouvait pas faire bon effet quand il vient surfer sur une idée déjà arrêtée par ses homologues de la CEDEAO. Sans payer les droits d'auteur.

Six mois après le Sommet de Pau, qui avait redéfini les priorités au Sahel, Emmanuel Macron se rendra, mardi, 30 juin, à Nouakchott, pour participer au Sommet des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad).

Après un entretien avec son homologue mauritanien, le général, Mohamed Ould Ghazouani, le chef de l’Etat français participera à une réunion de travail à huis-clos avec les cinq chefs d’Etat du G5 Sahel, précise l’Elysée dans un communiqué

L’échange sera dans un deuxième temps élargi à des dirigeants européens dont la chancelière allemande, Angela Merkel, ou encore, le président du Conseil italien, Giuseppe Conte. Disons que c'est l'Europe à minima. Celle qui fait encore mine de s'entendre avant son éventuelle dislocation ?

En dépit de la présence des forces internationales et de la mobilisation des forces locales, la situation sécuritaire reste précaire au Sahel. Certes, des progrès ont été enregistrés dans la lutte contre les groupes djihadistes ces derniers mois et le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdel, a été tué début juin par l’armée française lors d’une opération dans le Nord du Mali. Mais, c'est l'arbre qui cache la forêt. A preuve, les Maliens sont en train de vouloir mettre leur président dehors. Pour incompétence et incapacité à résoudre la crise du Nord, celle qui, entre autres, justifie le voyage, à Nouakchott, d'Emmanuel Macron (sur notre photo Emmanuel Macron et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta saluent les troupes qui luttent contre le djihadisme).

L'impression que donne la guerre menée au djihadisme, est que, tôt ou tard, les djihadistes finiront pas avoir le dernier mot. Espérons que cette prédiction ne se vérifiera pas. Cela dit, la volonté de gagner la guerre est, visiblement, beaucoup plus forte chez eux les terroristes que chez les soldats du G5 Sahel et leurs alliés (Barkhane et forces européennes).

Souhaitons que le jeune président ait la force (la vraie) de remobiliser les troupes car on a l'impression que la guerre est menée par à-coup.

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