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EGYPTE/ISRAEL : Le retour du grand amour ?

Sameh Choukry doit s'entretenir, à deux reprises, avec M. Netanyahu, dans l'après-midi, puis, en soirée.

Sa visite, inédite à un tel niveau, depuis 2007, fait suite à la proposition faite en mai par le président égyptien, Abdel Fattah Sissi (notre photo), d'aider à relancer le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis plus de deux ans.

Un haut responsable américain avait, ensuite, prévenu le 1er juillet que si les dirigeants israéliens et palestiniens ne changeaient pas de politique, tout espoir de paix basé sur une solution à deux Etats serait détruit.
Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choukry, va avoir des discussions "approfondies" avec M. Netanyahu, sur ce dossier, a précisé le ministère au Caire. Ils vont étudier les "mesures de confiance" à promouvoir afin de "créer un environnement favorable à la reprise des négociations directe" entre les deux parties "dans le but de parvenir à une solution durable et juste", a-t-il ajouté.

M. Netanyahu s'est, pour sa part, déclaré "heureux" de cette visite, qui est "importante pour plusieurs raisons". "Elle reflète le changement intervenu dans les relations entre l'Egypte et Israël qui s'est notamment traduit par l'appel important du président égyptien pour faire avancer le processus de paix avec les Palestiniens et les pays arabes", a-t-il expliqué.

Selon la radio publique israélienne, la venue du ministre égyptien préparerait une possible visite de M. Netanyahu au Caire.

M. Choukry, qui dirige la diplomatie égyptienne, depuis juin 2014, s'était, pour sa part, rendu, fin juin, à Ramallah, en Cisjordanie, siège de l'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas, pour y rencontrer des responsables palestiniens.

L'Egypte tente de jouer un rôle de médiatrice après être devenue, en 1979, le premier pays arabe -et l'un des deux seuls à ce jour avec la Jordanie- à avoir signé un accord de paix avec Israël. Les relations entre les deux pays restent, toutefois, un sujet sensible dans l'opinion publique et les médias égyptiens.

M. Sissi avait affirmé, en mai, qu'une paix durable entre Israéliens et Palestiniens permettrait de réchauffer les relations entre son pays et Israël.

Une trentaine de ministres et représentants de pays arabes et occidentaux, de l'ONU et de l'Union européenne, s'étaient réunis, le 3 juin, à Paris, pour soutenir une initiative française visant à organiser une conférence internationale avec les Israéliens et les Palestiniens d'ici la fin de l'année.

M. Netanyahu a, catégoriquement, rejeté l'initiative française soutenue par les Palestiniens et l'UE.

Le Quartette sur le Proche-Orient composé des Etats-Unis, de la Russie, de l'UE et de l'ONU, est, également, intervenu en exhortant, dans un rapport rendu public début juillet, Israël à renoncer à la colonisation des territoires palestiniens tout en appelant les Palestiniens à renoncer à la violence.

Les conclusions du Quartette ont été critiquées, aussi bien, par Israël et que par les Palestiniens.

La visite de Sameh Choukry intervient alors que les violences qui secouent depuis début octobre les Territoires palestiniens, Israël et Jérusalem, se poursuivent. Elles ont coûté la vie, depuis octobre, à 214 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais. La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques, selon Israël.

Avec AFP

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