EXPULSION DES IMMIGRES AFRICAINS : Le plan du premier ministre Benyamin Netanyahu retoqué par la justice

Dans sa grande amitié qu'il ne cesse d'afficher pour l'Afrique sans que cela ne se vérifie dans son action de tous les jours, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, s'était mis à expulser les immigrés africains malgré les protestations des organisations de droits de l'homme. La Cour suprême a mis fin à cette inhumanité, ce jeudi, 15 mars, ce qui est un grand jour dans la communauté africaine où certains commençaient à compter leurs jours en Israël avant d'emprunter le charter du retour forcé. Netanyahu devra, maintenant, changer de fusil d'épaule s'il tient, absolument, à satisfaire la droite du Likoud et ses amis d'extrême-droite.

La Cour suprême israélienne a suspendu un plan gouvernemental prévoyant l'expulsion prochaine de milliers de migrants africains entrés, illégalement, dans le pays, selon la copie de l'arrêt rendu jeudi, 15 mars.

La Cour, saisie par des organisations de défense des migrants, a gelé le plan jusqu'au 26 mars, donnant à l'Etat jusqu'à cette date pour fournir l'argumentaire légal détaillé sur lequel repose ce plan.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu (sur notre photo avec ses amis de l'extrême-droite) veut expulser des milliers d'Erythréens et de Soudanais entrés, illégalement, dans le pays et qui n'ont pas de demande d'asile en cours d'instruction. Ce n'est pas tout. Il veut, aussi, renvoyer chez eux de milliers d'Africains de l'Ouest, du Centre et de l'Est où il a effectué une visite, en juillet 2016, rencontrant les chefs d'Etat comme le Kényan, Uhuru Kenyatta, le Rwandais, Paul Kagame ou l'ex-guérillero, Yoweri Musveni.

Les solutions proposées par le premier ministre israélien sont tout simplement cruelles : partir d'ici à début avril, soit pour leur pays d'origine, soit pour un pays tiers, ou aller en prison indéfiniment. On a de la peine à croire qu'Israël est une démocratie.

Son plan concerne, dans un premier temps, les hommes seuls qui n'ont pas soumis de demande d'asile ou dont la demande a été rejetée.

La Cour suprême a retoqué cette barbarie : "Nous prenons ici un ordre provisoire interdisant (à l'Etat) d'expulser des clandestins vers un pays tiers" en vertu du plan gouvernemental, a-t-elle indiqué dans son arrêt. Sans faire de polémique.

Le plan du gouvernement a suscité de nombreuses critiques, notamment, du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, mais aussi, en Israël parmi les survivants de la Shoah.

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