EXTRADITION DE COMPAORE : Bruno Koné a dit la vérité

« Nous ne sommes pas au courant ». Voilà ce que le porte parole du gouvernement ivoirien, Bruno Koné (notre photo), a dit, hier, mercredi, 23 décembre, après le Conseil des ministres, dans sa traditionnelle rencontre avec la presse, sur l'extradition de Blaise Compaoré. Affirmant ne pas souhaiter commenter un dossier, actuellement, entre les mains de la justice, il a, néanmoins, précisé que la demande d'extradition de Blaise Compaoré, n'était pas à leur possession.

Beaucoup de journalistes ont cru qu'il cherchait à biaiser, le pouvoir ivoirien étant soupçonné de ne vouloir pas extrader l'ancien chef de l'Etat du Burkina Faso. Pourtant, Bruno Koné disait la vérité. On peut même ajouter que c'est après sa mise au point que la justice burkinabé a cherché à donner des explications adéquates sur le processus qu'elle était en train d'entamer.

Le Burkina va transmettre, "incessamment", à la Côte d'Ivoire, la demande d'extradition de l'ex-président Blaise Compaoré, visé par un mandat d'arrêt international pour son implication présumée dans la mort de l'ancien chef d'Etat, Thomas Sankara, a, alors, annoncé, la justice militaire.

Et la justice burkinabé de préciser que le dossier d'extradition contre M. Compaoré, exilé en Côte d'Ivoire depuis sa chute en 2014, "est en train d'être monté. Il sera transmis incessamment" aux autorités ivoiriennes, a déclaré, à son tour, à la presse, le directeur de la justice militaire, le colonel, Sita Sangaré.

Il a, aussi, rappelé que le mandat d'arrêt, émis le 4 décembre, "a été notifié à Interpol comme ça se fait et a été transmis également par le canal diplomatique via notre ministère des Affaires étrangères".
On sait que le président déchu est inculpé d'attentat contre la sûreté de l'Etat, complicité d'assassinat et complicité de recel de cadavre.

Une seule certitude : Alassane Ouattara participera, mardi, 29 décembre, à Ouagadougou, à l'investiture de son nouvel homologue, RMC Kaboré, sans avoir reçu cette demande d'extradition. Toutefois, ce problème sera en bonne place dans l'entretien qu'auront les deux chefs d'Etat.

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