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F CFA : A l'heure des choix en Afrique

Le numéro 474 d'Afrique Education en vente, chez les marchands de journaux, depuis mercredi, 6 mars, consacre un important dossier sur le F CFA. Le dossier est présenté tel que cela n'avait pas encore été le cas lors des débats, généralement, consacrés à cette monnaie. Le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, est-il le dernier grand défenseur de cette monnaie en Afrique, titre Afrique Education en une, avec la photo du président ivoirien sortant de son entretien avec le président français, Emmanuel Macron. Lors de l'échange avec les journalistes qui s'en était suivi, il avait invité les Africains à changer de débat car pour lui, « le F CFA est une monnaie solide, bien gérée et appréciée ».

Ancien gouverneur de la BCEAO (Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et ancien directeur général-adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Alassane Ouattara n'influence en rien ses homologues africains dont les pays utilisent le F CFA. Les présidents du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, du Niger, Mahamadou Issoufou, tous deux membres de la BCEAO (Banque centrale de l'Afrique de l'Ouest) comme lui, et leurs homologues du Tchad, Idriss Déby Itno, et de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo, membres de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale), soutiennent une sortie concertée de la zone franc au profit d'une monnaie, authentiquement, et légitimement, africaine.

Mais, sur ce plan, l'Afrique de l'Ouest est en nette avance sur l'Afrique centrale. Conduite par les présidents du Niger et du Ghana, Nana Akufo Addo, la mise en œuvre d'une monnaie africaine commune de la CEDEAO, est programmée pour 2020. On n'attendra pas que les 15 pays soient prêts au même moment pour la lancer. Le lancement de cette future monnaie, se fera avec les pays qui réuniront les critères édictés par le Comité piloté par les grandes banques centrales de la zone ouest-africaine dont celle du Nigeria et du Ghana, sans oublier, la BCEAO. Autrement dit, la création d'une monnaie de la CEDEAO au détriment du F CFA et des monnaies nationales, sera une affaire de techniciens et non de politiciens. Lors du Sommet de la CEDEAO tenu, le 31 juillet 2018, à Lomé, le président de Côte d'Ivoire, fervent défenseur du F CFA, avait déclaré que la Côte d'Ivoire, dès cette année 2019, réunira toutes les conditions requises pour intégrer cette nouvelle monnaie de l'Afrique de l'Ouest.

Toujours dans le numéro 474 de mars d'Afrique Education, le Congo-Brazzaville : « Denis Sassou-Nguesso dit Oui au dialogue politique mais... ». En effet, rien ne s'opposerait plus à la tenue de ce dialogue que la diaspora nomme « Conférence nationale souveraine ». Cependant, la condition posée par le président Sassou pour sa tenue, c'est son maintien au pouvoir avec toutes ses prérogatives régaliennes. Il reste à s'accorder sur quelques points avant de convier les Nations-Unies pour superviser les débats.

Autre sujet traité par le numéro 474 de mars d'Afrique Education : « RDCongo : Félix Tshisekedi/Joseph Kabila, vraie alternance politique » ou pas ? Le débat est ouvert et les lecteurs d'Afrique Education ne manqueront pas de connaître la position du magazine.

Le numéro 474 d'Afrique Education restera chez les marchands de journaux tout le mois de mars.

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