F CFA : Rencontre à l'Elysée entre Emmanuel Macron et Alassane Ouattara pour sauver (leur) monnaie coloniale

Ce n'est pas en proposant que l'utilisation du F CFA soit étendue à toute la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), comme vient de le faire le président, Alassane Ouattara, de Côte d'Ivoire (sur notre photo jeudi 31 août à l'Elysée avec Emmanuel Macron), que cette monnaie coloniale sera sauvée. Le F CFA est vouée à sa totale disparition, sans aucune possibilité de renaissance sous aucune forme.

Si les peuples africains commencent, déjà, malgré la grande pauvreté qui les caractérise, à brûler cette monnaie, au vu et au su de tout le monde, certains chefs d'Etat membres de la zone franc, sont loin de penser comme Alassane Ouattara et Macky Sall, qui la soutiennent contre vents et marées. Au sein de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale), le Tchadien, Idriss Déby Itno, et l'Equato-Guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, ont déjà appelé, avec courage, à la création d'une monnaie, authentiquement, africaine. Il en est de même du Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, au sein de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).

D'autres chefs d'Etat restent silencieux (pour ne heurter quiconque) mais n'en pensent pas moins. On taira leur nom.

On sait que le F CFA reste le seul instrument (avec l'armée) qui maintient l'influence de la France en Afrique. Mais, même dans ces deux domaines, malgré l'existence du djihadisme, les équilibres sont en train de s'instaurer. Tôt ou tard, la décision politique de sortir de cette zone (et non de la « moderniser » comme le suggère le président français, ni de l' « élargir à la CEDEAO » comme le souhaite le président ivoirien, sera prise. Plus tôt serait le mieux pour tout le monde.

Arrivé au pouvoir, il y a trois mois, Emmanuel Macron s'était annoncé pendant la campagne comme un (futur) chef d'Etat qui pouvait, sensiblement, améliorer les relations franco-africaines, actuellement, gangrenées par la Françafrique. Ses déclarations faites à Alger sur la colonisation avaient suscité beaucoup d'espoir auprès des Africains d'Afrique et de la diaspora. Le F CFA est une monnaie (suprêmement) coloniale dont on ne veut plus en Afrique pour des tas de raisons. Que le jeune président français le comprenne une fois pour toutes et nous en débarrasse, en douceur, sinon les choses risqueraient de se passer dans la violence, et hors de tout contrôle.

Commentaires

HANSALEVEY Adams (non vérifié)
malheureusement nous avons des traitres-présidents élus par la France et non par nos peuples africains.

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