FRANCE : « Nous ne sommes engagés dans une quelconque guerre de civilisation », déclare François Hollande

François Hollande vient de s'adresser au Congrès (Sénat et Assemblée nationale) réuni, ce lundi, 16 novembre, à Versailles. Moment rarissime dans la vie politique française, cet organe est convoqué, uniquement, en cas d'extrême urgence et quand il y va de l'intérieur supérieur du pays. Les attentats de vendredi, 13 novembre, étant passés par là, le président ne pouvait déroger à la règle : s'exprimer devant le peuple français (à travers ses élus) et lui proposer des solutions pour faire face à la crise que traverse le pays, était devenu un impératif.

Le président est venu à la tribune du congrès, après avoir écouté, hier, dimanche, 15 novembre, à l'Elysée, l'ancien président, Nicolas Sarkozy, les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, les chefs de groupes politiques à l'Assemblée nationale et au Sénat, les chefs de partis politiques, y compris le Front national. Personne n'a été écarté. Chacun y était allé de sa proposition dont François Hollande a tenu compte, pour l'essentiel, cet après-midi. En gros, le président François Hollande a décidé ceci :

« La France intensifiera ses frappes en Syrie dans les semaines à venir », ce qu'a, d'ailleurs, commencé à faire, hier, son aviation qui a largué 20 bombes pour détruire un camp d'entraînement de Daesh.

« Le parlement va être saisi d'un projet de loi prorogeant l'état d'urgence de trois mois ».

Contrairement aux projections faites par le gouvernement, « Il n'y aura aucune diminution d'effectifs de défense jusqu'en 2019 ». Autrement dit, les 15.000 postes prévus pour être supprimés dans les effectifs militaires, seront tous maintenus. Par ailleurs, le Budget devra supporter le recrutement de 5.000 policiers et gendarmes supplémentaires, de 2.500 magistrats et de 1.000 fonctionnaires des douanes.

Pour François Hollande, « Notre république n'est pas la portée de méprisables tueurs ».

« Nous devons faire évoluer notre constitution pour l'adapter au terrorisme de guerre », ce qui passera par la fusion des articles 16 et 36 de la constitution, pour permettre au nouveau dispositif de faire face au contexte actuel. L'adoption de ce nouveau dispositif suppose, à coup sûr, l'organisation d'un référendum, le Sénat étant en majorité à droite, ce qui laisse hors de portée l'adoption du texte par les trois quarts des députés et sénateurs.

Enfin, François Hollande a cru bon de rappeler que la France n'est « pas engagée dans une guerre de civilisation » et qu'il compte, très prochainement « rencontrer Barack Obama et Vladimir Poutine » afin de coordonner leurs approches et actions contre le terrorisme.

Commentaires

Passage (non vérifié)
Une question m’interpelle: À qui profite le crime ?

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