FRANCOPHONIE : Le débat sur la course au secrétariat de cette organisation s'invite à l'Union africaine

Président en exercice de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, sans s'embarrasser des susceptibilités, a introduit le débat sur la candidature de sa protégée, l'actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, au sein des instances de l'organisation panafricaine qui compte, aussi, les anglophones, les lusophones et les arabophones. C'est du jamais vu. Tout comme c'est la première fois qu'on voyait le chef d'un Etat membre de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), aller directement requérir le soutien du président français pour le poste de secrétaire général de l'OIF, avant d'en parler à ses pairs africains francophones. Paul Kagame a, ainsi, bousculé tous les codes en voulant mettre d'accord tous les futurs votants africains, en faveur de sa candidate. Bonne méthode ? Mauvaise méthode ? Visiblement, le président rwandais n'en a cure. Seul compte pour lui le résultat final. Et il pense être prêt du but, les observateurs s'attendant, déjà, au communiqué du Canada indiquant que sa candidate va jeter l'éponge, après 4 années à la tête de l'organisation. Info ou intox ? L'ancienne gouverneure du Canada se mure dans un silence de cathédrale. Comme si elle était dépassée par les événements alors que l'activisme de Paul Kagame montre que son combat est, encore, loin d'être gagné.

Cela dit, si certains chefs d'Etat anglophones ont fait savoir à Kagame, à Nouakchott, qu'ils n'étaient pas concernés dans cette affaire de francophonie, au sein de l'UA, il est à préciser que même au sein des pays francophones, on n'est pas d'accord avec cette façon de procéder qui ressemble à un coup d'état qui ne dit pas son nom.

"L'Union africaine a demandé à tous les membres de la Francophonie de soutenir la candidature du Rwanda" en la personne de la cheffe de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo (sur notre photo aux côtés de Paul Kagame), à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a-t-on entendu à Nouakchott.

"Une décision d'un soutien collectif" en faveur de la candidature rwandaise a été prise lors du Sommet de Nouakchott, a confirmé le chef de la diplomatie d'un autre pays membre de l'OIF.

Le président français, Emmanuel Macron, appuie cette démarche, qui permettra, lors du prochain Sommet de la Francophonie, les 11 et 12 octobre en Arménie, de désigner le secrétaire général de cette organisation. Mais, dans la réalité, les choses sont loin d'être simples pour Louise Mushikiwabo. En effet, le Canada refuse de lâcher sa représentante. En marge du G7 au Canada, le mois dernier, le premier ministre, Justin Trudeau, l'a répété à Emmanuel Macron. Plus précisément, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, lui, est allé plus loin en déclarant, en mai dernier, son soutien à un deuxième mandat de Michaëlle Jean à la tête de l'OIF, expliquant qu'elle allait présenter un "plan précis" pour faire taire les critiques à son encontre.

Le dirigeant libéral réagissait au soutien de la France, exprimé par le président, Emmanuel Macron, à la candidature rwandaise.

Le Québec, qui est avec le Canada le deuxième contributeur de l'OIF, derrière la France, avait exprimé, ces derniers mois, des réserves à l'égard de la gestion et du train de vie de Michaëlle Jean. Pour les dirigeants canadiens, c'est du sabotage pur et simple.

Mme Jean, ex-gouverneure générale du Canada (représentante de la reine Elizabeth II, chef d'Etat en titre), et ancienne journaliste née en Haïti (du côté de la petite rivière de l'Artibonite?), a fait carrière au Canada.

Les médias québécois ont pointé, ces derniers mois, les dépenses, qualifiées de somptuaires, de la Francophonie pour Mme Jean et sa famille. La résidence officielle de la secrétaire générale de l'OIF a été rénovée pour 500.000 dollars canadiens (plus de 330.000 euros) et quatre chauffeurs sont mis à sa disposition, a rapporté, notamment, en mars, le Journal de Montréal.

Cela dit, Michaëlle Jean qu'on ne connaît pas particulièrement à Afrique Education, n'invente pas le fil à couper le beurre. Certains de ses prédécesseurs ne faisaient-ils pas la même chose ? Ses successeurs ne le feront-ils pas aussi ? Le seul tort, en réalité, c'est que ce soient ses propres compatriotes du Canada qui l'aient livrée à la vindicte populaire. Journalistes comme elle-même. Jalousie ? Pourquoi cet acharnement qui visait à la casser ? Et pourquoi n'a-t-elle rien vu venir, elle qui est là (entre autres) pour prévenir par anticipation les crises (politiques) en Afrique et ailleurs en francophonie ?

Commentaires

CESAR (non vérifié)
I/ Inexistence des valeurs et principes de l’OIF chez Mushikiwabo Louise 1-Kagame a banni l’usage du français dans tous les services publics et enseignement à tous les niveaux. Contrairement aux affirmations la candidate à la tête de l’OIF, sur les documents administratifs comme la carte d’identité, diverses mentions qui y figurent sont en kinyarwanda et en anglais. (voir la carte d’identité des Rwandais). Les professeurs des universités, écoles secondaires et primaires qui n’ont pas réussi le test en anglais ou refusé de passer ce test ont été purement et simplement remerciés sans aucune forme de procédure. 2-Les accusés n’ont aucun droit d’assurer leur défense en français. Par contre, ils le peuvent en anglais. Exemple : Dans l’Affaire l’Etat Rwandais contre Mugesera Léon, celui-ci, Docteur en linguistique et professeur des Universités a demandé aux juges d’assurer sa défense en français, le tout conformément à la constitution rwandaise en vigueur. Sa demande a été purement et simplement rejetée. Il a vainement formé des recours. Par contre, les avocats anglophones assurent la défense de leurs clients en anglais. 3- Kagame ordonné la destruction du Centre Culturel de Kigali. Il a ordonné la fermeture de Lycée français de Kigali école qui était ouverte à tous les enfants du Rwanda, indifféremment de leur situation familiale. Kouchner, ami de Kagame et sa voix en France, alors ministre des affaires étrangères de Sarkozy a en a, au nom de la France, fait ouvrir un autre lycée d’un autre genre : une école excessivement coûteuse et par conséquent inaccessible aux enfants du Peuple et partant réservée aux enfants d’oligarques du régime. Les Rwandais l’appellent école des enfants des chefs à l’instar d’Astrida, école créée par la Belgique qui était réservée aux enfants de l’élite Tutsi d’antan qui dirigeait le Royaume du Rwanda. Cette école réservée aux kleptocrates du régime Kagame est financée par la France. Les cours sont dispensés d’abord en anglais et secondairement en anglais. 4- Le Rwanda dont le même Kagame est président est le pays qui a le plus grand nombre de prisonniers politiques en Afrique dont les femmes Ingabire Umuhoza Victoire, Diane Rwigara qui croupissent en prison sur décision de Kagame et non pas des juges qui sont ses obligés. Il convient de préciser que dans le Rwanda de Kagame , patron de Mushikiwabo, numéro deux du gouvernement ou en tout cas, un des piliers, exercer son droit d’expression, son droit de penser, droits qui font partie du bloc de droits fondamentaux prévus par la constitution rwandaise, est constitutif de crime contre l’Etat et partant contre Ce crime lourdement punissable (voir la liste macabre des journalistes rwandais qui ont été assassinés, disparus, emprisonnés, nommément désignés dans le livre d’Anjan Sundaram, Bad News). Kagame est à la fois juge et loi. Ainsi, Diane Rwigara croupit en prison pour avoir voulu se présenter à l’élection présidentielle conformément à la constitution rwandaise contre Kagame et surtout pour avoir évoqué les violations massives des droits de l’Homme par Kagame contre les Rwandais, la paupérisation qui frappe massivement des millions de paysans rwandais, les détournements massifs des deniers publics par les oligarques du régimes et ce, de haut en bas ainsi que le gaspillages des fonds publics, le tout avec des exemples précis. La candidate à la tête de l’OIF a, devant des millions de Rwandais et sur RFI, qualifié Rwigara Diane de diable, le tout pour justifier et expliquer la décision de son patron d’emprisonner la candidate à l’élection présidentielle. Le nombre de cadavres et de disparus se comptent par des centaines. Le régime dont la candidate au secrétariat général de l’OIF est un des piliers est un régime de terreur au sens exact du terme (voir les sites internet The Rwandan en français, TFR info de Ndagijimana JM, Veritas Info en Français et Musabyimana Gaspard ainsi que les déclarations pitoyables de Mushikiwabo Louise sur les violations massives et flagrantes de droits de l’homme et la démocratie au Rwanda). En effet, dans toutes ses déclarations à la presse internationale, elle a toujours sciemment nié l’évidence établie. 5/ L'actif de Kagame est garni de dizaines de cadavres ( voir Judi Rever-Rwanda, Rapports HRW, FIDH etc sur la toile). 6/ Kagame s'est autoproclamé Président à vie sur le fondement d'un document qu'il l'a lui-même fabriqué et baptisé ensuite "pétition des Rwandais" qui, selon ses dires, lui ont demandé qu'il révise l'article 101 de la constitution de son pays afin d'être président à vie. 7/ Kagame a envoyé les escadrons de la mort dans plusieurs pays pour liquider les opposants politiques (voir les déclarations d'un responsable du service de renseignement belge sur le site internet The Rwandan en français ou sur TFR info de Ndagijimana Jean-Marie). Kagame a donc commis et commet les actes terroristes contre les opposants politiques rwandais). Une caisse spéciale dédiée à la prise en charge de ces escadrons de la mort et l’optimisation de réussite de leurs missions est gérée par les ambassadeurs rwandais en Belgique, France, Royaume Uni etc. La supérieure hiérarchique des ambassadeurs est Mushikiwabo. C’est elle la gestionnaire principal de ces caisses. Par conséquent, elle est directement impliquée dans les assassinats des opposants politiques rwandais à l’étranger. Ce fait est de notoriété publique. 8/ Kagame a détourné 100 millions de dollars US de deniers publics de son pays pour acquérir deux avions en Afrique du Sud, soit 50 millions de dollars US la pièce. Ces deux avions sont immatriculés et assurés à l'étranger. Le monde entier les a vus. Ils n'ont aucun signe distinctif tel que l'insigne du drapeau national de son pays. Lors de chacun de ses dizaines de voyages, il loue ses avions à l'Etat Rwandais. C'est lui qui fixe le montant du loyer en dollars US par l'heure. Le montant payé est viré sur son compte ouvert entre autres aux Iles Jersey qui sont un paradis fiscal. Les journalistes qui ont porté à la connaissance des Rwandais les détournements massifs de plusieurs millions de dollars US par Kagame et les siens sont dans les tombes, d'autres en exil. Lors de ses dizaines de voyages à l’étranger dont ceux pour mener la campagne auprès des Etats membres de l’OIF, Kagame met à la disposition de Mushikiwabo ces avions acquis avec l’argent public détourné en flagrance par Kagame. Par conséquent, elle est directement impliquée dans les détournements massifs de deniers publics de son pays, le Rwanda. 9/ Au mois de février 2018, Kagame a réuni des centaines de hauts fonctionnaires et dignitaires du régime lors d'un séminaire portant sur l'état réel du Rwanda et la gouvernance des affaires publiques. Il a fait un constat macabre : Plusieurs millions de dollars, soit plusieurs milliards de francs rwandais ont été détournés par les oligarques, de son régime en toute impunité et ce, de haute en bas (voir le site internet de Musabyimana Gaspard les propos macabres de Kagame). La corruption et la surfacturation des marches publics par les ces oligarques ne sont légion au Rwanda de Mushikiwabo . elles ne sont pas constitutives d’infraction. Kagame a exposé l’état déplorable dans lequel se trouve le Rwanda à tel point qu’il a sommé ses obligés de ne plus crier sur le toit que le Rwanda est bien géré ou réalise des croissances économiques inexistantes car ils sont et seront démentis par les faits : la paupérisation qui frappe massivement des millions de paysans rwandais, soit plus de 80% de la population rwandaise. Il a été sans équivoque. Mushikiwabo est directement impliquée dans ces méfaits d’une part et dans la spoliation des ex-dirigeants et hommes d’affaires Hutu Rwandais de leurs biens meubles et immeubles, en l’occurrence ceux qui sont exil ( les preuves existent). 10/ Dans l’Affaire Ingabire Umuhoza Victoire contre le Rwanda, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a condamné le Rwanda pour violation massive et flagrante des droits fondamentaux d’Ingabire Umuhoza, actuellement en prison depuis plusieurs années. Elle l’a enjoint de la restaurer dans ses droits dans un délai de trois mois. Les statuts de cette Cour font partie intégrante de la Charte de l’Union Africaine et le Rwanda a reconnu et reconnaît ses compétences. Or, Mushikiwabo a qualifié de petits juges les juges de cette Cour, auteurs de cette décision. Pour elle ils sont dépourvus de compétences pour demander à l’Etat Rwandais c’est-à-dire à Kagame d’exécuter cette décision. Elle a dit que le Rwanda n’exécutera jamais une telle décision. Autrement dit, outre son mépris et ses insultes publiques à l’égard des juges la CADHP, elle est avec Kagame pour refuser d’exécuter la décision d’un organe de l’Union Africaine dont celui-ci est actuellement président en exercice pour un an. II- Inadéquation entre son profil personnel de Mushikiwabo et le profil d’un ou une Secrétaire Général de l’OIF. 1/ Vocabulaire limité et esprit d’argumentation verbale sommaire ; 2/ Ignorance relativement à l’histoire de l’OIF et à ses missions (voir son entretien avec une journaliste rwandais sur www.youtube.com et télévisions rwandaises : propos confus, incompréhensibles, contradictoire, plagia des discours de la Secrétaire Générale actuelle). Illustration : Elle doit s’interroger d’abord sur la pertinence de l’OIF. C’est un mot vide de sens car la pertinence de l’OIF a été appréciée avant sa création par les Etats membres historiques. Quant à ses actions prioritaires, elle a parlé de la jeunesse des Etats membres de l’OIF. Or, les actions spécifiquement dédiées aux jeunesses des Etats membres de l’OIF sous la direction de la Secrétaire Générale Madame Jean sont en cours. Elle est la première Secrétaire Générale à centrer les actions spécifiques aux jeunes des Etats membres. Ses actions ont commencé à produire des résultats. De même, elle a dit que le français est une langue de colonisation et que c’est la raison pour laquelle Kagame, son patron, a unilatéralement banni l’usage du français dans son pays. Or, le français est, comme toutes les langues, un outil de communication entre les Hommes, indifféremment de leurs origines. Par ailleurs, comme d’habitude, elle s’est contredite car l’anglais que Kagame a imposé à tous les Rwandais n’est pas la langue maternelle des Rwandais. C’est aussi une langue des colonisateurs, à moins que pour elle la France soit un mauvais colonisateur et le Royaume Uni, un bon colonisateur. Si la colonisation est critiquable sur certains de ses aspects, sous peine de mauvaise foi, nul ne peut soutenir qu’elle n’a rien apporté aux Africains. Aussi, force est de constater que ce sont pays dit colonisateurs et leurs alliés tel que le Canada, USA et autres qui financent l’UA à hauteur de plus de 65% de son budget, que le Canada contribue significativement au budget de l’UA. Pour Mushikiwabo, le fait d’être africaine et noire est un facteur suffisant pour être élue au poste auquel elle a candidaté. Elle semble ignorer que ce sont les compétences, les qualités personnelles établies du candidat ou de la candidate et la mise en œuvre des valeurs et principes de l’OIF par le pays de celui-ci ou de celle-ci sont entre autres les critères déterminants , du moins, à mon sens et que l’OIF n’est donc pas un club d’arrangements et combines en tous genres entre les Etats Africains, membres de l’OIF; 3/ Incohérences et contradictions dans ses déclarations lors des interviews non préalablement préparées; 4/ Expertise dans les extravagances verbales; 5/ CV caractérisé par une extrême pauvreté; Au vu de tous ces éléments dont l’effectivité est vérifiable, Mushikiwabo n’arrive même pas à cheville de Madame Jean. Pour la majorité écrasante des Rwandais, sa candidature, même soutenue par Macron , Président de la République Française à la tête de l’OIF constitue une insulte envers les Rwandais. C’est une plaisanterie de mauvais goût. Elle sait très bien que l’OIF n’est pas un organe de l’UA et encore moins un service public français sous l’autorité de Macron. Face à Madame Jean, ses chances sont quasi nulles. Il faudra qu’elle met son CV sur la Toile. Celui-ci de Madame Jean y figure déjà.

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