GABON : Une poignée de « révolutionnaires » essaie de chasser Ali Bongo du pouvoir avec quelques machettes

Même les services de renseignement n'ont rien vu venir. Eux qui sont sensés écouter tout le monde. Ils ont été surpris comme le président de la République, le premier ministre et leur patron, le ministre de l'Intérieur. Heureusement, pour le régime, il s'agit, certainement (l'enquête le dira) de quelques plaisantins qui se disent « révolutionnaires » qu'autre chose.

A l'heure où nous mettons cette information en ligne, le pouvoir gabonais a dépêché des forces de défense et de sécurité, pour sécuriser les salles de rédactions ainsi que les bâtiments publics. Pourquoi cette opération coup de poing ? Parce qu'un commando a fait irruption dans des salles de rédaction des radios et télévisions pour s'emparer de l'antenne avant de diffuser une bande sonore donnant au président gabonais, Ali Bongo Ondimba, exactement, 72 heures pour quitter le pouvoir. Ce n'est jamais agréable pour un chef d'Etat même quand on est le 1er avril (jour officiel du mensonge) d'apprendre une telle nouvelle. Mais vérification faite, on penche beaucoup plus pour une bande de plaisantins très mécontents que le dialogue politique n'ait pas donné des résultats qu'ils attendaient, à savoir, acter le départ du chef de l'Etat du pouvoir, ou au pire, limiter le nombre de ses mandats. Ils ont donc décidé de passer à la vitesse supérieure en l'invitant, carrément, à laisser sa place au « président élu » Jean Ping. Par la suite, ils ont sommé la Cour constitutionnelle à installer, sans délai, le « président élu » dans ses fonctions de nouveau chef de l'Etat.

Jean Ping, lui, en a profité pour condamner le pouvoir en place et annoncer qu'une déstabilisation est signalée depuis plusieurs jours pour permettre l'assassinat des opposants dont lui-même. Dans un communiqué rédigé hier, 15 juin, son conseiller, Anaclé Bissielo, « dénonce (le fait que) la confusion de la situation ainsi créée pourrait justifier l'escalade de la dérive autoritaire et antidémocratique y compris l'instauration d'un régime d'exception ». Le communiqué porte la date du 15 parce que ces bruits de botte ont commencé hier. Il faut ajouter que l'ancien candidat à la présidentielle, Roland Désiré Aba'a Minko », proche de Jean Ping, citant en vrac Léon Mba et Omar Bongo Ondimba, dans une courte déclaration, a invité Ali Bongo à céder son fauteuil présidentiel, sinon « Nous avons miné tous les ministères et si dans 72 heures Ali Bongo Ondimba ne démissionne pas, nous allons faire sauter tous ces bâtiments un à un ». En fait d'armes, on signale, plutôt, un pistolet et des machettes en la possession de ces « révolutionnaires » ...pour faire partir Ali Bongo du pouvoir (sur notre photo en train de passer les troupes en revue lors de la 14e édition de la journée de la défense nationale à Libreville).

Selon nos sources, les médias Radio Télévision Nazareth, TV+ (propriété de feu André Mba Obame), Kanal 7 et Africa n°1, et quelques autres, ont été visités par ce commando.

Ceci explique-t-il cela ? Une mission d'information de la CPI (Cour pénale internationale) est annoncée au Gabon dans les prochains jours. Le pouvoir en avait fait la demande, en son temps. Le camp de Jean Ping également. Au moins, cette venue devrait faire (pour une fois) consensus entre les deux camps. On ne voit donc pas le pourquoi d'une telle agitation.

Commentaires

SEMA (non vérifié)
Ne vous trompez pas. IL n'y a pas de révolutionnaires. Il s'agit d'une opération maladroitement construite par Ali Bongo lui-même. Objectif: installer l'Etat d'urgence et distraire la mission de la CPI.
Paul (non vérifié)
Ah ah l'afrique centrale. Vous ne pouvez pas parler d'émergence en 2025 tant que vous trichez même dans les élections.

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