GUINEE EQUATORIALE : Obiang contre six candidats

"Après la validation et proclamation de quatre candidats le 30 mars, la Commission électorale nationale a validé trois autres candidatures, ce qui donne un total de sept candidats, qui participeront au scrutin du 24 avril en Guinée équatoriale", a indiqué la télévision nationale, dimanche, 3 avril 2016.

A la tête d'une coalition de dix partis dont le Parti démocratique de Guinée Equatoriale (PDGE, au pouvoir), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est, quasiment, assuré de remporter cette élection. Non seulement, certains de ses adversaires sont de grands novices, en politique (ils viennent apprendre pour mieux compétir la prochaine fois), d'autres n'ont pas la carrure, tout simplement, pour rivaliser avec le président sortant.

Il s'agit de Bonaventura Monsuy Asumu, du Parti de la coalition sociale démocrate (PCSD), de Carmelo Mba Bakale de l'Action populaire de Guinée équatoriale (APGE), d'Avelino Mocache Mehenga de l'Union du Centre droit (UCD), ainsi que, de trois candidats indépendants, leurs partis n'ayant pas été légalisés : Agustin Masoko Abegue, Benedicto Obiang Mangue et Tomas Mba Monabang.

Le Front de l'opposition démocratique (FOD), coalition regroupant les principaux partis d'opposition en Guinée équatoriale, a appelé, le 23 mars, à boycotter l'élection présidentielle, en estimant que toutes les conditions étaient réunies pour des "fraudes".

Le FOD regroupe le principal parti d'opposition, Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), ainsi, que l'Union populaire (UP), la Force démocratique républicaine (FDR) et le Mouvement pour l'autodétermination de l'île de Bioko.

"Le résultat est connu d’avance grâce aux multiples irrégularités et fraudes déjà préparées", a déclaré, à l’AFP, Andres Esono, secrétaire général de la CPDS, seul parti d'opposition à disposer d'une représentation au Parlement avec un député et un sénateur, qui a, déjà, prévenu qu'il ne reconnaîtrait pas "le président issu de l'élection".

Une autre figure de l'opposition, Gabriel Nse Obiang Obono, du parti Ciudadanos por la innovacion (CI), a, lui, vu sa candidature invalidée, notamment, parce qu'il n’a pas vécu cinq années consécutives dans le pays tel que le stipule la Constitution, selon la Commission électorale.

Doyen des chefs d'Etat africains, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui brigue un nouveau septennat, à 73 ans, avait été réélu, en 2009, avec 95,37% des voix.

Il est l'un des rares chefs d'Etat à avoir réussi la transformation de son pays grâce à son pétrole et à son gaz. La Guinée équatoriale est devenue, contre toute attente, la fierté du continent africain, en matière de progrès et de développement. C'est un pays qui donne une certaine fierté à le visiter quand on le compare de là où il vient. Son chef d'Etat pratique un nationalisme sans complexe et déclare à qui veut l'entendre que l'Afrique doit appartenir aux Africains, et que seule l'unité pourra permettre au continent de faire face aux multiples et incessantes ingérences extérieures.

Commentaires

cored (non vérifié)
allez voir sur le site : http://www.cored.tv/ ce qui se passe réellement en Guinée équatoriale 200.000 personnes ont quitté le pays 310 personnes qui se sont opposées à OBIANG ont été assassinées pas d'electricité à BATA pendant plusieurs mois pénurie d'essence etc... un conseil : évitez de recevoir des aides financières de ce pays ou 70 pour cent de la population vit en dessous du seuil de pauvreté alors que son président a une fortune personnelle évaluée par FORBES à 600 millions de dollars, soit 50.000 euros par jour depuis son arrivée au pouvoir Ce régime est pire que celui de SASSOU que vous dénoncez par pitié, informez vous Merci

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