GUINEE : Violences (massives) lors du référendum constitutionnel et des législatives

Le « professeur » va, sans aucun doute, valider ses élections. Ce n'est pas pour rien que, contre vents et marées, il a tenu à les organiser alors que les conditions du vote n'étaient pas réunies : fichier électoral non conforme car bourré de faux électeurs en plusieurs centaines de milliers, hygiène non observée dans les bureaux en pleine pandémie du coronavirus où il n'y a ni gel hydroalcoolique, ni port de masque par des personnels des bureaux de vote. Bref, pas de kit sanitaire. Conséquence, on peut dire qu'Alpha Condé, le « professeur » est suicidaire avec sa volonté coûte que vaille de s'éterniser au pouvoir. Quitte à marcher sur les corps de nombreux Guinéens.

Des violences en Guinée ont perturbé, dimanche, 22 mars, le référendum et les élections législatives qui ont pour but, selon l'opposition, de permettre à Alpha Condé de se frayer un chemin vers un troisième mandat.

Attaques de bureaux de vote, incendies de matériel électoral, heurts entre forces de l'ordre et opposants… Des violences ont troublé la tenue du référendum constitutionnel et des élections législatives, ce dimanche 22 mars, en Guinée.

A Ratoma, en banlieue de la capitale guinéenne, par exemple, la situation a très vite mal tourné. Des partisans de l'opposition ont attaqué des gendarmes devant des bureaux de vote. Une autre école a été attaquée dans la même zone et le matériel électoral saccagé. En l'absence d'électeurs, qui ont séché les bureaux de vote.

Des affrontements sont, également, survenus dans d'autres banlieues de Conakry comme à Cosa, Hamdallaye, Dar Es Salam et Lambanyi. Des jeunes de l'opposition y ont attaqué les policiers et les gendarmes sécurisant le vote.

Caillassées, les forces de l'ordre pourchassaient ces jeunes et lançaient contre eux  des grenades lacrymogènes. Des tirs ont été entendus en plusieurs endroits à Conakry, rappelant la mutinerie avortée d'il y a quelques jours.

A l'intérieur du pays, c'était la même situation.

Dans plusieurs localités du pays, les bureaux de vote ont ouvert avec du retard, notamment, dans  la préfecture de Yomou. A la mi-journée, la mobilisation pour ce double scrutin y était très faible aussi bien à Yomou-Centre que dans plusieurs localités, surtout, dans les  sous-préfectures de Bignamou,  Diécké, Bowé et Banié  où  les électeurs  traînaient les pieds pour venir voter.

Partout dans ces localités, les bureaux de vote étaient, quasiment, déserts, à part quelques partisans du parti au pouvoir.

Dans le district de Ouro (sous-préfecture de Bowé), les populations ont refusé de voter.

 Du côté de la sous-préfecture de Diécké,  des sources concordantes affirment que les bureaux de vote étaient confrontés au manque cruel des bulletins pour le  « Non ».

Dans la commune urbaine de Télimélé, plusieurs agents des bureaux de vote ont été attaqués, molestés et chassés par endroits et le matériel électoral vandalisé. Vers 9 heures, des jeunes cagoulés munis de lance-pierres et des cailloux ont attaqué le bureau de vote sis à l’école primaire de Mindia. La sécurité a fini par rétablir l’ordre, mais, le mal était, déjà, fait.

A Kounna, la panique a gagné le bureau de vote faisant fuir les agents électoraux.

Dans le district de Goulgoul, le matériel électoral a été incendié et les membres du bureau de vote chassés. Même atmosphère au bureau de vote de Kakelewi où ils ont été pourchassés par des jeunes munis de cailloux et de lance-pierres.

Dans le district de Gomboya, certains membres du bureau de vote ont été sérieusement molestés et obligés de rebrousser chemin.

La même ambiance a régné dans les localités de Fanta, Bouroumba, Bademba, Kassa Houlaguel où les jeunes ont opposé une résistance ardue contre le déroulement du vote dans leurs localités.

Conclusion : le « professeur » va certainement valider son vote mais il ne fait aucun doute qu'il s'est agi d'une mascarade. Ancien président de la FEANF devenu dictateur après son accès au pouvoir, Alpha Condé ne rend pas du tout service à la démocratie.

"J'espère que tout se passera dans la paix et la tranquillité, et que le peuple guinéen, comme en 1958, montrera sa maturité. Je viens de m’acquitter de mon devoir #civique en cette journée historique. Peuple de #Guinée, votre choix sera déterminant pour l’avenir de notre pays et pour celui de tous nos frères et sœurs, tous nos filles et fils. #Votez dans le calme pour une Guinée qui se développe » (sur notre photo, le président vote au Collège 2 Boulbinet à Kaloum). Tels sont ses propos juste après avoir voté.

Si on imagine les résultats de ces deux scrutins, l'inconnue se trouve dans la réaction de l'opposition.

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