IRAN/ETATS-UNIS : Vers un conflit qui risque d'hypothéquer la réélection de Trump

Le guide suprême iranien promet de "venger" la mort du général, Qassem Soleimani, tué dans un bombardement américain, sur un ordre assumé de Donald Trump. Ce dernier vient-il de commettre l'erreur stratégique de son mandat à la Maison Blanche ? Car on peut faire ce genre de chose à la Syrie, peut-être à la Turquie (l'alliée de l'OTAN), certainement, à l'Iraq, mais, on ne peut pas le faire à la Corée du Nord, et encore moins, à l'Iran des ayatollahs. D'où la question, Donald Trump s'est-il mis lui-même les pieds dans le guêpier iranien au point de compromettre sa réélection qui, déjà, n'était pas très évidente ?

Le Pentagone a confirmé avoir abattu ce responsable militaire pour "protéger le personnel américain à l'étranger", quelques jours après l'attaque de l'ambassade américaine à Bagdad. Une explication pas du tout convaincante dans la mesure où on ne peut pas décider d'assassiner (gratuitement) un brave général iranien juste parce que l'ambassade des Etats-Unis a été encerclé par quelques centaines de fous de Dieu.

Pour répondre à cet affront inqualifiable, le guide suprême iranien, l'ayatollah, Ali Khamenei, s'est engagé, vendredi, 3 janvier, à "venger" la mort de ce puissant général iranien, Qassem Soleimani, tué dans un raid américain à Bagdad, en Irak. Il a, également, décrété un deuil national de trois jours dans son pays. Le département américain de la Défense a confirmé avoir abattu ce responsable militaire et a évoqué une mesure "défensive" prise pour "protéger le personnel américain à l'étranger". Un mensonge semblable aux armes de destruction massive que le général Colin Powell brandissait aux Nations-Unies, pour montrer la dangerosité supposée de Saddam Hussein. Afriqueeducation.com le redit : Washington peut entreprendre une telle basse manœuvre à l'endroit de l'Irak, mais pas à l'Iran. Les Américains (civils et militaires) devront, désormais, faire très attention, partout, où ils sont car ils vont devenir la cible des mouvements terroristes proches de Téhéran. Washington le sait d'ailleurs. Si c'est cela que voulait Trump, il sera bien servi.

Le Pentagone a souligné que le général Soleimani était le chef des opérations extérieures des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington depuis avril dernier. Le général iranien présidait, par ailleurs, aux négociations pour former le futur gouvernement irakien.

L'Irak pourrait se transformer en champ de bataille par procuration entre Washington et Téhéran. Il en est de même des intérêts que les Etats-Unis ont partout dans le monde, y compris, sur le sol américain, qui est devenu, comme on sait, un lieu non sûr, pas comparable c'est vrai au Sahel, mais une passoire quand même où un terroriste peut tranquillement poser sa bombe, et s'en aller sans être inquiété. Ce qui n'était pas le cas avant les attentats du 11 septembre 2001.

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