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JERUSALEM : Capitale de quel pays ?

Le président libanais, Michel Aoun, a souligné, mardi, 14 février, au Caire, devant la Ligue arabe, la nécessité de "préserver" Jérusalem, dont le statut est un important sujet de discorde entre Israéliens et Palestiniens.
Jérusalem est considérée par Israël comme sa capitale indivisible, y compris Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël.

Les Palestiniens, eux, veulent faire de Jérusalem-Est, la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Devant les représentants permanents des Etats membres de l'organisation panarabe, Michel Aoun a appelé les pays arabes à "unir leurs efforts pour préserver le caractère de Jérusalem, qui rassemble les deux patrimoines chrétien et musulman".

Le chef de l'Etat libanais, qui s'est entretenu avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a, aussi, accusé Israël de vouloir "judaïser la Palestine".

"Pouvons-nous imaginer Jérusalem sans l'esplanade des Mosquées, sans l'église du Saint-Sépulcre ?", a-t-il dit lors de son allocution, qui clôturait une visite, de deux jours, au Caire, entamée, lundi, par une rencontre du président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi (notre photo).

Les déclarations de Michel Aoun, qui est attendu, ce mardi, à Amman, interviennent alors que la question d'un possible transfert vers la ville sainte, de l'ambassade des Etats-Unis en Israël, fait, actuellement, polémique.

Ce sujet très sensible devrait être abordé, au cours d'une rencontre, mercredi, 15 février, à Washington, entre le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, et le président américain, Donald Trump, qui en a fait une promesse de campagne avant de temporiser.

De son côté, la Ligue arabe a dénoncé, mardi, dans un communiqué, un projet de loi controversé adopté, dimanche, 12 février, par le gouvernement israélien et qui reviendrait à interdire aux mosquées d'employer des haut-parleurs pour l'appel à la prière, tôt le matin et tard le soir.

Le projet de loi "est une nouvelle atteinte" d'Israël à "la liberté de culte en Palestine et à Jérusalem occupée (...), berceau des trois religions monothéistes", selon le communiqué.

Avec AFP

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