LIBYE : L'ONU dénonce les conditions de détention «épouvantables» des migrants

L'ONU a dénoncé, vendredi, 7 juin, les conditions «épouvantables» dans les centres de détentions des migrants, dont certains sont décédés de tuberculose tandis que des centaines survivent avec des rations alimentaires minimes. «Nous sommes profondément préoccupés par les conditions épouvantables dans lesquelles des migrants et des réfugiés sont détenus en Libye», a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville. La Libye dont l'indépendance a été compromise en 2011, avec l'assassinat de son leader, le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, a un gouvernement fantoche qui suit à la lettre les prescriptions de ses maîtres européens, sans tenir compte du fait que les réfugiés traités moins bien que des animaux, ne sont que des Africains comme eux.

«Environ 22 personnes sont décédées des suites de la tuberculose et d'autres maladies dans le centre de détention de Zintan depuis septembre dernier», a ajouté Rupert Colville. 60 autres personnes souffrant de tuberculose ont par ailleurs été enfermées dans un hangar, un véritable «enfer», selon le porte-parole. 30 autres personnes, toutes chrétiennes, souffrant de la même maladie, ont, elles, été transférées vers le centre de Gharyan, près de la ligne de front.

Selon l'ONU, il y a encore 3.400 migrants et réfugiés dans les centres de détention à Tripoli, en proie à de violents combats depuis début avril. Ces affrontements opposent les troupes du maréchal Haftar, l'homme fort de l'Est du pays, aux forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj et siégeant à Tripoli. Malgré ces violences, les garde-côtes libyens continuent de ramener en Libye (à la demande des gouvernements européens notamment ceux d'Italie et de France) les migrants interceptés en haute mer.

Rupert Colville a expliqué que le Haut-Commissariat avait, récemment, visité le centre de Zintan, où 654 migrants et réfugiés sont détenus dans des conditions «équivalentes à des peines ou des traitements inhumains et dégradants» ou qui peuvent être assimilées à de «la torture». «Nous les avons trouvés en état de sous-alimentation grave, privés d'eau, enfermés dans des entrepôts surpeuplés empestant les ordures et les latrines bouchées», a-t-il dit.

Certains ne reçoivent qu'un seul repas de 200 grammes de pâtes par jour. 432 Erythréens qui y sont détenus, dont 132 enfants, ne reçoivent, eux, que la moitié de cette ration, selon l'ONU. «Nous appelons les autorités libyennes et la communauté internationale à veiller à ce que les migrants et les réfugiés détenus dans de tels lieux de détention soient immédiatement libérés», a souligné le porte-parole.

Le Haut-Commissariat demande, aussi, que «les évacuations, les réinstallations et les rapatriements humanitaires volontaires soient renforcés et les alternatives à la détention développées». «Nous sommes également extrêmement préoccupés par les informations faisant état de disparitions et de traite d'êtres humains après que des personnes aient été interceptées en mer par les garde-côtes libyennes et ramenées en Libye», a relevé le porte-parole.

La Libye reçoit des injonctions de l'Union européenne et précisément des gouvernements comme ceux d'Italie (ouvertement raciste) ou de France (pays dit des droits de l'homme, nous disait-on il y a encore peu de temps) pour se livrer à un tel pogrom sans nom sur les Africains qui fuient la misère et la pauvreté, fruit des politiques européennes comme la Françafrique que les Africains ne veulent plus. On rappelle juste que la Libye avant octobre 2011, date de l'assassinat de Kadhafi par une coalition occidentale menée par l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, et l'OTAN, était le pays le plus prospère de l'Afrique. Il était le pays africain qui aidait le plus d'autres pays africains dans le cadre de la CENSAD (Communauté des Etats sahélo-sahariens). Mais, jaloux d'avoir réussi à sortir les Libyens de la pauvreté tout en aidant financièrement une trentaine de pays africains, les Occidentaux se sont entendus pour le faire tomber afin que son bon exemple ne fasse pas tache d'huile, ailleurs en Afrique (sur notre photo Kadhafi reçu en grandes pompes à l'Elysée en 2007 par Sarkozy). Opération réussie cinq sur cinq. Aujourd'hui, on n'a même plus les yeux pour pleurer ni les larmes à faire couler au vu de ce qui se passe dans ce pays jadis l'eldorado du continent noir.

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