LIBYE : Pour l'homme fort le maréchal Khalifa Haftar, la paix et la stabilité sont au bout du fusil et non du dialogue

Le maréchal Khalifa Haftar, chef de l'Armée nationale libyenne (ANL), une force armée implantée dans l'Est de la Libye, a estimé, samedi, 14 octobre, qu'il ne voyait aucun "signe" indiquant que l'actuel dialogue parrainé par l'ONU pourrait être la seule solution à la crise politique dans son pays. Samedi, justement, s'ouvrait, à Tunis, un dialogue entre différentes parties au conflit, sous l'égide des Nations-Unies.

"Les menaces les plus directes à la sécurité sont la prolifération des armes et la domination de groupes armés qui opèrent en dehors de l'autorité de l'Etat. Le pays est encore gravement affaibli dans ses structures institutionnelles à cause de la grave division entre les partis politiques en conflit", a-t-il dit dans un discours prononcé à l'ouverture d'une conférence sur la sécurité à Benghazi (Est).

Le Libanais, Ghassan Salamé (sur notre photo avec Khalifa Haftar), qui est le chef de la mission onusienne en Libye, a proposé en septembre dernier, un plan d'action portant sur des amendements à l'accord politique de décembre 2015, la tenue d'une conférence nationale sous l'égide de l'ONU réunissant toutes les factions politiques, l'adoption d'une Constitution ainsi que l'organisation des élections présidentielle et législatives, d'ici fin juillet 2018.

Malheureusement, le maréchal Haftar qu'il avait rencontré le 5 octobre, à Benghazi, pour discuter des progrès de la première phase de la nouvelle feuille de route, ne semble guère convaincu par le volontarisme affiché des Nations-Unies. En homme de terrain et de surcroît chef de guerre, il pense que la paix en Libye sera au bout du fusil et non du dialogue, sinon, après plusieurs conférences sur le dialogue inter-libyen, on serait, déjà, très loin.

Ajouter un commentaire

Les plus populaires