MALI : IBK a-t-il eu raison d'intégrer une représentante du MNLA dans le gouvernement ?

On ne compte plus le nombre de fois que le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), a changé d'équipe gouvernementale : trois premiers ministres en trois ans. L'introuvable formule qu'il recherche depuis son arrivée à Koulouba, en septembre 2013, est-elle dans l'entrée, jeudi, 7 juillet, du MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawad) dans le nouveau gouvernement ?

Toujours dirigé par le premier ministre, Modibo Kéïta, il est, cette fois, composé de 34 membres, contre 33 dans la précédente équipe.

Font leur entrée dans le gouvernement les personnes suivantes :

- Nina Walette Intallou, (MNLA), ministre de l'Artisanat et du Tourisme,
- Mohamed Aly Ag Ibrahim, (Coalition de groupes progouvernementaux), ministre du Développement industriel,
- Malick Alhousseyni, (Collectif des ressortissants du Nord, dont il est le président), ministre de l'Energie et de l'Eau,
- Amadou Koïta, (PS Yeleen dont il est le président), qui a récemment quitté l'opposition pour la majorité, ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne,
- Me Mamadou Ismaël Konaté, ministre de la Justice, des Droits l'Homme et Garde des Sceaux.
- Mohamed Al Moctar, ministre de la Réconciliation nationale

Au niveau des permutations, Me Mountaga Tall, leader du CNID (notre photo), quitte l'Enseignement supérieur pour le ministère de l'Information, de l'Economie numérique et de la Communication. Quant à Ousmane Koné, il quitte le département de l'Environnement, de l'Hygiène et de l'Assainissement pour l'Habitat et l'Urbanisme.

Sortent du gouvernement : Mamadou Hachim Koumaré (Equipement, Transports et Désenclavement), Dr Choguel Kokala Maïga (Information, Economie numérique et Communication, porte-parole du gouvernement), Dramane Dembélé (Habitat et Urbanisme), Cheickna Seydi Diawara (Mines), Frankaly Kéita (Energie et Eau), Zahabi Ould Sidi Mohamed (Réconciliation nationale) et Sanogo Aminata Mallé (Justice et Droits de l'Homme).

IBK commence à penser à la prochaine élection présidentielle, qui se tiendra vers septembre 2018. Visiblement, le temps presse s'il veut présenter un bon bilan en vue de sa réélection.

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