MALI : Macron "réaffirme que sa détermination reste intacte dans le combat pour ramener la paix au Sahel".

Un militaire français a été tué au Mali par un engin explosif. Il s'agit du brigadier, Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence, qui est mort "après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", écrit la présidence de la République dans un communiqué.

Ce drame est survenu dans la région de Ménaka, ce samedi, 2 novembre. Né le 1er octobre 1995 à Castres, Ronan Pointeau a accompli toute sa carrière au 1er régiment de spahis à Valence.

Célibataire sans enfants, il était titulaire de la médaille de la défense nationale échelon bronze agrafes arme blindée cavalerie et mission opération extérieure. Il était, également, décoré de la médaille Outre-Mer agrafe Sahel et de la médaille de la protection militaire du territoire agrafe Sentinelle.

Emmanuel Macron a appris "avec tristesse" la mort du brigadier, Ronan Pointeau, et "salue le sacrifice de ce militaire français tué dans l’accomplissement de sa mission". "Je salue sa bravoure et à travers lui celle de nos militaires", a-t-il écrit sur Twitter. L'Elysée a ajouté que le chef de l'Etat "réaffirme que sa détermination reste intacte dans le combat pour ramener la paix au Sahel".

Au Mali, au Niger et au Burkina Faso où on ne vit, pratiquement, plus à cause des actes terroristes des djihadistes qui sont devenus quasi-quotidiens, on souhaite que les propos du président français ne soient pas seulement de la communication, mais, qu'ils soient suivis d'actes qui permettent, réellement, l'éradication du phénomène djihadiste dans le Sahel.

Car rappelons que ce phénomène est devenu incontrôlable suite à l'assassinat de Mu'ammar al Kadhafi qui hébergeait (contraint forcé) la très grande majorité de ces djihadistes chez lui en Libye.

Mais, au lendemain de son (lâche) assassinat après une croisade impulsée par l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, ces djihadistes ont retrouvé l'air libre du Sahel où ils pourrissent la vie de tout le monde. Il serait, hautement, souhaitable qu'Emmanuel Macron mette le retour de la paix au Sahel au centre de son action politique extérieure. Ce qui n'est pas encore le cas. On en est même très loin quand on voit que le (petit) G5 Sahel dont il a suscité la gestation peine à réunir les financements en vue de son fonctionnement adéquat. Pendant ce temps, la vie a cessé dans les trois pays affectés (Mali, Niger, Burkina Faso). Le droit à la paix au Sahel, voilà la dette que doit (vite) payer Paris dans cette zone (sur notre photo Emmanuel Macron en concertation un peu tendue avec ses homologues du Mali Ibrahim Boubacar Keïta et du Niger Mahamadou Issoufou).

Dans la nuit de vendredi, 1er novembre, à samedi, 53 soldats maliens et un civil ont été tués dans une attaque contre un camp militaire à Indelimane, près de la frontière avec le Niger. C'est la énième attaque qu'on ne comptabilise même plus tellement elles se suivent et se ressemblent. Pendant ce temps, ceux qui ont provoqué cette situation dorment tranquilles chez eux. Avec femme (s) et enfants.

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