MIGRATIONS : Chuuut ! L'Union africaine bouge en faisant du surplace : elle vient de créer l'Observatoire sur la migration

Ouuuf !!! Quelle sacrée avancée ! L'Union africaine, ce machin selon une expression gaullienne bien connue, décide de créer un ...Observatoire sur la migration. Un organisme qui va observer le départ massif des jeunes Africains sans avenir dans leur pays à cause de la mal-gouvernance locale additionnée aux politiques de coopération européennes entachées de corruption comme la fameuse Françafrique que le président Emmanuel Macron défend, avec beaucoup de finesse et de perspicacité, depuis qu'il a succédé à François Hollande à l'Elysée. Il faut préciser que l'ordre du jour du Sommet de l'UA avait complètement « zappé » (ignoré) la question des migrations. Très en colère à cause de cette volonté de passer sous silence cette importante question au Sommet de l'UA, Afriqueeducation.com avait crié « Scandale » dans un article posté samedi 30 juin à 11h04 : « L'exode de centaines de milliers d'Africains, essentiellement, vers l'Europe, réunie en Sommet, jeudi, 28 juin, à Bruxelles, sur cette question, ne figure pas au programme officiel (du Sommet de Nouakchott). Pourquoi ? Parce que c'est une spécialité africaine : la fuite en avant, le refus de prendre ses responsabilités, surtout, quand on sait que c'est à cause de l'échec dans le développement du pays que les jeunes s'embarquent dans l'aventure européenne via la Méditerranée ». Même si la proposition de cette création est marocaine, Afriqueeducation.com ne boudera pas son plaisir d'avoir été écouté par la présidence de la Commission de l'Union africaine.

Les dirigeants de l'Union africaine (UA) ont, donc, créé un Observatoire sur la migration et le développement lors de leur Sommet qui a pris fin ce lundi, 2 juillet, à Nouakchott (notre photo montrant les présidents mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et rwandais Paul Kagame présidant les travaux). Comme s'ils n'en étaient pas fiers, cette décision a failli, aussi, passer sous silence. Le ministre marocain des Affaires étrangères a décidé, lui, de la rendre publique d'autant plus que c'est le Maroc qui a proposé sa mise en place.

L'Observatoire africain pour la migration et le développement (OAMD) sera basé à Rabat, a ajouté Nasser Bourita, le chef de la diplomatie marocaine, au cours d'une conférence de presse à Nouakchott.

Ce nouvel outil aura pour mission de « fédérer les stratégies nationales des Etats africains et de mieux interagir avec leurs partenaires" étrangers, a t-il précisé. Autant dire que pour le moment, l'UA s'est contentée de créer l'OAMID sans savoir, exactement, comment le rendre efficace et utile à l'Afrique. On créé d'abord et on réfléchit après...

Contrairement aux présidents du Niger, Mahamadou Issoufou, et du Tchad, Idriss Déby Itno, qui ont accepté l'installation des camps de concentration d'immigrés en volonté de partance pour l'Europe, le ministre marocain a rejeté la proposition faite récemment par l'Union européenne (UE) d'ouvrir aux migrants la possibilité de demander l'asile dans l'UE depuis des "plateformes régionales de débarquement" de personnes secourues dans les eaux internationales que les dirigeants des 28 envisagent de créer hors du continent européen. Le Maroc n'en veut pas, pas plus que l'Algérie, la Tunisie et, surtout, la Libye. Seuls le Niger et le Tchad ont accepté de brader leur souveraineté. Certainement pour quelques euros de plus qui ne changeront rien à leur qualité chronique de pays pauvres très (très) endettés. Honte à eux !

"Le Maroc rejette catégoriquement l'idée de cette plate-forme qu'il considère comme inappropriée. C'est une solution de facilité qui ne peut être que contre-productive", a-t-il le ministre marocain.

Rappelons pour terminer que la question de l'exode de centaines de milliers d'Africains, essentiellement, vers l'Europe, n'a pas figuré au programme officiel du Sommet de l'UA, dominé par les questions de sécurité, de commerce et de la lutte anti-corruption. Bien qu'on ait créé l'OAMD.

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