NIGERIA : Des civils fuient Boko Haram après le retrait des troupes tchadiennes du pays

Après le départ des contingents tchadiens, rentrés, vendredi, 3 janvier, dans leur pays, au terme de leur mission contre Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, des centaines de civils nigérians fuient par crainte de nouvelles attaques djihadistes.

Ces 1 200 soldats tchadiens, qui étaient déployés depuis neuf mois dans le pays pour lutter contre le groupe djihadiste, sont arrivés dès vendredi dans leur capitale, N'Djamena, en passant par le Cameroun (notre photo).

"Ce sont nos éléments qui sont partis prêter main forte aux soldats nigérians il y a plusieurs mois qui rentrent au pays, ils ont fini leur mission", a expliqué, samedi, 4 janvier, le porte-parole de l'armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa, sans préciser si ces militaires allaient être relevés par d'autres. "Il n'y a plus aucun de nos soldats au Nigeria. Ceux qui sont rentrés vont regagner leur secteur du Lac Tchad."

L'annonce de ce retrait a semé la panique dans la petite ville de Gajiganna, à proximité de Monguno, deux bases où étaient regroupées les forces tchadiennes. "La plupart des résidents de Gajiganna sont partis à Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno, de peur que les 'terroristes' viennent les attaquer", a expliqué un membre des milices civiles engagées dans la lutte contre les djihadistes.

A Maiduguri, impossible de vivre paisiblement sans la protection de l'armée tchadienne, estiment certains habitants. "S'ils retirent l'armée, je ne retournerai pas dans mon village parce que l'on ne peut pas savoir si on est en sécurité", explique l'un d'entre eux. "Ils n'ont même pas préparé le terrain pour le retrait de l'armée", dénonce un autre.
Avec AFP.

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