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PERSIDENTIELLE TUNISIENNE : Beaucoup de prétendants à la candidature passent à la trappe

Intervenant ce samedi, 10 août 2019, sur les ondes de Mosaïque Fm, le vice-président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouasker, a affirmé, que 60 dossiers de candidatures au scrutin présidentiel ont été rejetés, indiquant que les deux tiers des candidats ont, déjà, quitté la course à l’élection présidentielle anticipée parce qu’ils n’ont pas eu le nombre de parrainages nécessaires ou n'ont pas déposé la caution.

Farouk Bouasker ajoute que le nombre des candidatures rejetées risque de s’élever, et que la liste définitive des candidats à se présenter à l'élection présidentielle du 15 septembre, sera dévoilée le 31 août par l'ISIE. Mais, déjà, le 14 août, les Tunisiens sauront les noms des postulants dont les candidatures auront été validées. La campagne électorale se déroulera du 2 au 13 septembre.

"Alors que 20 prétendants à l'élection présidentielle sont parvenus à rassembler des parrainages populaires, 11 candidats ont bénéficié de parrainages parlementaires", a précisé Farouk Ben Asker, dans un communiqué.

Il a ajouté que seuls 41 candidats avaient déposé la caution financière requise de 10.000 dinars (environ 3.500 dollars), mais que dix d'entre eux n'avaient pas tous les parrainages requis. Enfin, il a précisé que plus de 65 candidatures avaient été rejetées pour vice de forme en raison de l'absence de caution financière et des parrainages nécessaires.

Parmi les figures de proue du paysage politique tunisien ayant déposé leur candidature figurent le premier ministre, Youssef Chahed, son ministre de la Défense, Abdelkarim Zbidi, l'ancien président, Moncef Marzouki (notre photo), deux anciens chefs de gouvernement, Hamadi Jbali et Mahdi Jemaa, et l'actuel président par intérim de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP, Parlement), Abdelfattah Mourou.

La compétition s'annonce ouverte et incertaine pour ceux qui seront admis à se présenter. Malgré la situation des femmes tunisiennes dont le caractère d'émancipation depuis l'époque du combattant suprême, Habib Bourguiba, ne souffre d'aucune contestation, dans l'ensemble du monde arabe, on ne comptera aucune femme en mesure d'être dans une position éligible pendant cette présidentielle. Manque de moyens ou absence de positionnement des femmes dans le débat idéologique et politique qui traverse la Tunisie ? La question se pose.

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