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PRESIDENTIELLE AMERICAINE : La défaite d’Hillary Clinton ou la preuve que le sang de l’innocent ne peut rester impuni

“Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, Alléluia !” Je me suis réveillé, aujourd’hui, avec
ce cantique qui berça jadis mon enfance. Je suis dans la joie parce que Donald Trump a gagné la
dernière présidentielle américaine. Je suis dans l’allégresse parce que mon souhait s’est réalisé
une fois de plus. Les autres fois où l’Histoire me donna raison, quand était-ce ? Qu’avais-je
souhaité ? Que Goodluck Jonathan, Abdoulaye Wade, Nicolas Sarkozy (sur notre photo avec Hillary Clinton à l'Elysée en 2011), Amadou Toumani Touré,
Blaise Compaoré, David Cameron, perdent le pouvoir dans leur pays. Et chacun d’entre eux
perdit effectivement le pouvoir. Certains quittèrent le pouvoir dans le plus grand déshonneur
comme Compaoré chassé en 48 h comme un vulgaire voleur de poulets. Pourquoi avais-je
souhaité qu’ils sortent par la petite porte et pourquoi me suis-je réjoui de ce qui leur arriva ? Pour
répondre à cette double question, il convient de découvrir ce que ces hommes ont en commun. Alors, qu’est-ce que ces gens ont en partage ? Qu’est-ce qui les unit ? Qu’ont-ils fait qu’ils n’auraient jamais dû faire ? Ils ont mis leur “sale bouche” dans le problème de la Côte d’Ivoire. Ils ont comploté contre la Côte d’Ivoire qui se battait de toutes ses forces pour devenir plus libre et plus
maîtresse de son destin. Ils ont soutenu des voyous et des assassins tout en diabolisant
injustement Laurent Gbagbo qui voulait que les richesses du pays profitent, non pas
exclusivement, mais d’abord, aux Ivoiriens et n’entendait pas travailler sous la dictée de la
France. Ils ont fait couler le sang des Ivoiriens à l’Ouest pour que des multinationales et des
étrangers viennent y occuper les terres. Ils sont responsables des tueries et massacres qui eurent
lieu dans notre pays pour avoir adoubé un imposteur. Ils ont applaudi, dansé et festoyé après la
mort de Mu'ammar Kadhafi qui, sans être saint, avait aidé financièrement plusieurs pays
sahéliens et engagé, courageusement et généreusement, le combat pour que l’Afrique devienne
progressivement autonome et souveraine. Ils se sont servis du malheur des autres (tremblement
de terre en Haïti, violences à l’Est de la RDC, instabilité de la Libye, etc.) pour s’enrichir.
Pourquoi tous les hommes et femmes épris de justice et de vérité devraient-ils être contents que
ces personnes malfaisantes soient passées à la trappe les unes après les autres ? Parce que leur
départ du pouvoir ou leur échec électoral, malgré le soutien dont ils bénéficiaient de la part de
l’oligarchie financière internationale, est la preuve que tout se paie ici-bas (le mal autant que le
bien) et que le mal fait au petit et au pauvre, le sang et le cri de l’innocent ne peuvent rester
indéfiniment sans conséquences. Ouattara devrait comprendre que son tour d’être chassé est
imminent car, comme l’a bien dit le professeur Aboudramane Sangaré, “ce combat-là ne
s’arrêtera pas”. Le président par intérim du FPI ne parlait pas uniquement du combat pour le
triomphe de la vérité et de la justice, du combat pour une Côte d’Ivoire libre et souveraine. Il
voulait dire aussi que le combat pour faire partir Ouattara et sa clique de pilleurs et de menteurs
sera mené jusqu’au bout, quoi qu’il advienne. Que le régime agonisant d’Abidjan sache donc que
ni les intimidations, ni les agressions des “Microbes”, ni les arrestations des leaders du Front du
Refus, ni le gazage des manifestants ne stopperont cette grande marche vers une Côte d’Ivoire
débarrassée d’escrocs et de sanguinaires et que les prochaines législatives bidon ne détourneront
pas l’attention des Ivoiriens de cet objectif majeur.

Pourquoi la victoire de Trump me fait-elle chaud au cœur ? Parce que le successeur d’Obama a
dit, clairement et gravement, que le président des Etats-Unis d’Amérique a mieux à faire chez lui
que d’intervenir chez les autres, que son pays doit cesser de semer le chaos, la mort et la
désolation çà et là (voyons dans quel état se trouvent aujourd’hui l’Irak, la Libye et la Côte
d’Ivoire et qui peut nous convaincre que la vie est meilleure aujourd’hui dans ces trois pays?)
sous prétexte qu’on veut y imposer la démocratie ou sauver des populations qui seraient en
danger. Pour Donald Trump, l’Amérique n’est pas le gendarme du monde et ses dirigeants
devraient s’employer à résoudre les nombreux problèmes des Américains au lieu de jouer les
sauveurs ou justiciers dans les autres pays. Je considère l’élection de Trump comme une bonne
nouvelle parce que le candidat des Républicains a montré qu’il n’est pas sous l’emprise des
médias mensonges, parce que, the last but not the least, il souhaite que son pays discute avec
Poutine sur la question syrienne. Une position qui, à mon avis, relève simplement du bon sens.
Comme quoi, le fou n’est pas toujours celui que l’on croit.

Jean-Claude DJEREKE

Commentaires

Ku Ibiti (non vérifié)
Plutôt d'accord avec vous !

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