PRESIDENTIELLE AU TOGO : Le président-candidat Faure Gnassingbé insiste sur la nécessité d'enrayer la menace djihadiste

Fils de militaire, le président-candidat, Faure Gnassingbé, s'il n'est pas lui-même militaire, est, totalement, imprégné du fait militaire. C'est donc à juste titre qu'il a su, jusqu'à présent, préserver le Togo, des différentes ingérences djihadistes, qui sont en passe de déstabiliser plusieurs pays voisins du Togo. C'est dire que le Togo est sous une pression forte et permanente qui nécessite que les services de renseignement et les forces de défense et de sécurité, ne baissent jamais la garde, pour que le ver ne pénètre pas dans le fruit. Pour préserver le Togo de cette menace des temps modernes, Faure Gnassingbé, éduqué à la bonne école, celle de son défunt-père, prend des mesures qu'il faut. Que les Togolais ne se posent donc pas la question de savoir pourquoi, partout ailleurs chez les voisins, les terroristes font parler d'eux, et pas chez eux au Togo. La réponse est qu'un travail sérieux et de fond, est fait, quotidiennement, sur le terrain, loin des oreilles indiscrètes et des yeux malveillants. Et c'est le résultat final (qui est excellent) qui compte. Faure Gnassingbé demande à ses compatriotes de lui donner la possibilité de pouvoir poursuivre cette mission, pour que cette menace, du reste, sous-régionale, soit, totalement, enrayée. En effet, des mesures sont prises et le Togo, pour ne parler que de lui, fait partie des têtes de pont des pays africains, qui prennent des initiatives salvatrices dans ce domaine.

Qu'on se souvienne que c'est Faure Gnassingbé, justement, qui avait convoqué, à Lomé, en juillet 2018, un Sommet sur le terrorisme et l'extrémisme violent en CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et en CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale). En dehors du président béninois, Patrice Talon (dont le pays commence à souffrir du terrorisme), tous les chefs d'Etat de la CEDEAO étaient présents, ainsi que, la plupart des présidents de la CEEAC dont le Tchadien, Idriss Déby Itno, considéré par les dirigeants occidentaux comme le président le plus « sécuritaire » d'Afrique au regard de la place qu'il donne à la lutte anti-terroriste en Afrique. En effet, les soldats tchadiens sont au Mali, bientôt, dans la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso). Ils sont, également, dans le pourtour du Lac Tchad côté Nigeria où ils combattent, activement, Boko Haram. Ils sécurisent le Nord du Centrafrique où ils bloquent les infiltrations des Sélékas et des Anti-Balakas, mais aussi, dans le Sud de la Libye devenue une zone poreuse et de trafics de toutes sortes depuis la disparition du frère-guide de la manière dont tout le monde sait.

Faure Gnassingbé avait, donc, réuni, chez lui, à Lomé, en juillet 2018, une vingtaine de chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest et centrale, pour qu'ensemble, une stratégie commune soit élaborée afin de faire face, efficacement, au terrorisme et à l'extrémisme violent, grâce entre autres, à la mutualisation des moyens. L'union ne fait-elle pas la force ? Les terroristes, eux, ne le savent que trop bien, eux qui s'échangent des chefs de guerre, du matériel militaire et des télécommunications, sans oublier, des experts en cyberterrorisme. Les résolutions prises pendant ce Sommet de Lomé sont, progressivement, mises en œuvre et font l'objet d'un suivi rigoureux tandis que le deuxième sommet du genre est prévu, à N'Djamena, chez Idriss Déby Itno, courant 2020. Bien entendu, Faure Gnassingbé et ses généraux y seront, si les Togolais le relisent président de la République.

Pendant cette campagne présidentielle, Faure Gnassingbé a, certes, parlé Social, Pauvreté, mais, aussi, PND (Plan national de développement), qui est une sorte de plan quinquennal de développement que, déjà, certains de ses pairs copient. Il n'a pas encore déposé son brevet d'inventivité à l'OAPI (Organisation africaine de la propriété intellectuelle), ce qui fait que le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, l'a (copieusement) copiée, sans frais. Il vient, en effet, sur la base de ce qui se fait au Togo, élaborer son PND à lui, pour relancer l'économie du Congo-Brazzaville.

Pendant cette campagne, Faure Gnassingbé a, surtout, parlé à ses militaires et hommes du renseignement dont ceux installés dans le Nord du pays pour prévenir et empêcher les infiltrations djihadistes au Togo.

Lundi, 17 février, par exemple, il s'est rendu auprès des forces déployées le long de la frontière avec le Burkina Faso.

« La menace est réelle et la pression est très forte […] nous avons connu récemment des combats jusqu’à 7 km de notre frontière », a-t-il déclaré.

« Nous notons que les attaques [au Burkina Faso] sont de plus en plus meurtrières, malheureusement, le Bénin aussi vient de subir un coup donc cette pression là nous la ressentons chaque jour un peu plus », a-t-il poursuivi. « C’est pour cela que j’essaie de dire aux populations, aux leaders religieux, aux chefs traditionnels […] qu’ils doivent aider les forces de défense et de sécurité » pour les aider à les aider. En fait, le président recommande la constitution des brigades d'auto-défense (civiles) qui ont fait leurs preuves dans l'extrême-Nord du Cameroun où Boko Haram n'a jamais réussi, au bout de cinq années de combat, à prendre un cm² du territoire camerounais. Ses djihadistes se bornent à attaquer des populations civiles de nuit, avant de replier dans la forêt de Sambisa, au Nigeria, qui reste leur principale base arrière. Les brigades d'auto-défense sont soutenues par les pouvoirs publics. Il ne se passe pas de mois sans que le président, Paul Biya, ou son épouse, Chantal Biya, ne leur envoie de quoi tenir dans cette longue et éprouvante mission. Justement, le combat de Faure Gnassingbé est comparable à celui de Paul Biya : prévenir ce danger, anticiper en prenant des mesures fortes, pour que le Togo soit épargné.

Comme le souligne le site Opex 360, un site spécialisé sur les questions de sécurité, le président-candidat fait ce qu'il faut. Il en est, par exemple, de la nouvelle loi sur la sécurité intérieure et la création, en mai 2019, d’un Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent » [CIPLEV] dont la mission est d’œuvrer à éradiquer ou à réduire sensiblement la propagation de l’extrémisme violent en donnant aux communautés de base les outils et le soutien dont elles ont besoin pour lutter contre ce fléau. Sa mission est aussi de renforcer la coopération et la collaboration entre l’administration, les forces de défense et de sécurité pour une prévention et une lutte efficace.

Lors de sa rencontre du 17 février avec les militaires et les hommes du renseignement, Faure Gnassingbé les a félicités au nom de la nation, les a exhortés à plus de vigilance, a promis de leur donner des moyens nécessaires pour leur noble mission et d'être à leur côté tout le temps, d'être à leur écoute par le biais du chef d'état major avec qui il est en contact permanent. Cerise sur le gâteau, s'il est réélu, le candidat leur a promis de revenir, rapidement, leur rendre visite, pour ensemble, continuer la lutte. Généralement, les militaires adorent ce genre de promesses (sur notre photo, le président rend visite aux forces de défense et de sécurité à Sokodé. On aperçoit à côté de lui le ministre de la Sécurité, le général Yark Damehane en civil).

D'un de nos envoyés spéciaux au Togo.

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