PRESIDENTIELLE AU TOGO : Les observateurs internationaux déjà sur le terrain

L'élection présidentielle du 22 février entre dans sa dernière ligne droite. Pendant que les sept candidats retenus par la Cour constitutionnelle, tiennent leurs derniers meetings quand ils ne font pas le porte à porte, la journée du vendredi, 21 février, étant blanche, c'est-à-dire, sans campagne, les observateurs internationaux commencent à arriver. 280 observateurs électoraux internationaux provenant des organisations internationales, des missions diplomatiques près du Togo et des ministères des Affaires étrangères des Etats partenaires sont accrédités sans oublier les plus de 3.000 observateurs nationaux, vont, ensemble, quadriller les quelque 9.300 bureaux de vote qui sont mis à la disposition des électeurs. Les experts pensent que le quadrillage sera parfait d'autant plus que le Togo ne dispose que d'une superficie de 56.785 km².

Ancien chef de l'Etat malgache, Hery Rajaonarimanpianina, arrivé, à Lomé, mardi, 18 février, présidera le groupe des observateurs de l'Union africaine. Sans perdre de temps, il a mis à profit la journée de mercredi, 19 février, pour s'enquérir de l'état d'esprit qui prévaut au sein de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) et de la HAAC (Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication). Cette dernière supervise le temps de parole des différents candidats dans les médias tandis que la CENI est chargée de l'organisation matérielle de l'élection.

Autre grosse pointure arrivée au Togo pour observer l'élection présidentielle pour le compte de la CEDEAO : l'ancien président de Sierra Leone, Ernest Baï Koroma, est à Lomé depuis mercredi, 19 février, soir, à la tête d'une délégation de plusieurs dizaines d'observateurs. On compte aussi des observateurs d'autres organisations dont le Conseil de l'entente.

« Votre présence en terre togolaise dans le cadre de l'élection présidentielle dont le premier tour aura lieu le 22 février, traduit, manifestement, une double volonté, d'abord, la volonté de transparence du gouvernement, ensuite, celle de vous, observateurs internationaux, d'accompagner l'expérience démocratique de notre pays dans son élan irréversible vers la perfection », a déclaré le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, à l'occasion de la cérémonie officielle de bienvenue des observateurs internationaux de l'élection présidentielle du 22 février (notre photo qui montre au premier plan l'ancien président malgache, Hery Rajaonarimanpianina, président des observateurs de l'Union africaine).

La CENI a accrédité 19 organisations de la société civile et 2 institutions de la République, pour l'observation du scrutin.

Au plan des observateurs internationaux, plusieurs organisations internationales ainsi qu'une panoplie d'acteurs sont accréditées. Au total, 280 observateurs électoraux internationaux provenant des organisations internationales, des missions diplomatiques près du Togo et des ministères des Affaires étrangères des Etats partenaires sont accrédités :

- 10 observateurs viennent du Conseil de l'Entente ;
- 79 viennent de la CEDEAO ;
- 45 viennent de l'Union africaine ;
- 17 ont été envoyés par la CENSAD ;
- 14 sont des envoyés spéciaux de l'ONU ;
- 14 observateurs internationaux proviennent du ministère des Affaires étrangères de la République fédérale du Nigeria.
- 46 observateurs viennent de l'ambassade des Etats-Unis au Togo ;
- 20 du Groupe africain des ambassadeurs ;
- 11 de l'Ambassade de France ;
- 10 de la Délégation de l'Union européenne au Togo ;
- 7 de l'Ambassade d'Allemagne.

Il faut aussi noter que les ambassades d'Italie, d'Espagne, de Corée du Sud et d'Angola, ont envoyé des observateurs.

Ce dispositif, en tenant compte des observateurs nationaux qui sont plus de 3.000, pourra, aisément, couvrir les 9.300 bureaux de vote disséminés sur les 56.785 km² que compte le Togo.

En fait, le président, Faure Gnassingbé, souhaite la tenue d'une élection présidentielle propre, d'où la présence des observateurs nationaux, surtout, internationaux dont les profils sont variés et multiples. Ce qui fait dire au professeur, Robert Dussey, s'adressant à ces observateurs internationaux : « Vos regards d'acteurs étrangers et impartiaux aideront à l'heure du bilan à une appréhension holistique et équitable de tout le processus. L'impartialité, nous apprend Adam Smith, dans son ouvrage 'La théorie des sentiments moraux' exige, qu'en dehors des regards nationaux, l'on tienne compte 'des points de vue lointains', des 'yeux de l'humanité', et c'est bien dans cette dynamique d''impartialité ouverte' que s'inscrit votre présence au Togo ».

Le rendez-vous est pris pour le 22 février.

D'un de nos envoyés spéciaux à Lomé

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