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PRESIDENTIELLE DE 2020 AU BURUNDI : Pierre Nkurunziza le président menteur qui lance le racket national

Le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, ne lâche pas le pays qu'il a, littéralement, pris en otage, et qui connaît, depuis, une destruction avancée. Suivant sa logique du changement de la constitution qui lui permet de se représenter autant de fois qu'il le souhaitera, il prépare, déjà, activement, sa réélection en 2020, alors qu'il jurait, en 2015, que le présent mandat serait le dernier. Comme il sait qu'aucune institution ne lui apportera son soutien financier ou matériel dans l'organisation de ce scrutin, il a pris les devants en demandant aux fonctionnaires de financer, eux-mêmes, cette mascarade électorale qui se prépare, au nom d'une prétendue indépendance nationale. Dès cette fin de mois de janvier, les coupes sombres dans les salaires des Burundais vont démarrer, pour ne finir qu'avec la tenue de la présidentielle en 2020.

Sur instruction de Pierre Nkurunziza, le ministre burundais de la Fonction Publique, du Travail et de l'Emploi, Félix Mpozeriniga, a sorti, jeudi, 18 janvier, une note mettant en application une ordonnance ministérielle portant sur les modalités de collecte des contributions de la population aux élections de 2020, dont celles des citoyens fonctionnaires.

Cette ordonnance conjointement, signée par le ministre burundais de l'Intérieur et de la Formation Patriotique, Pascal Barandagiye et son homologue des Finances, du Budget et de la Privatisation, Domitien Ndihokubwayo, est datée du 11 décembre 2017.

Ainsi, selon le ministre de la Fonction publique, "en application de l'article 7 de cette ordonnance, les retenues sur salaire de ces contributions commencent avec le mois de janvier 2018" et seront opérées sur le salaire de base.
L'ordonnance conjointe indique qu'il y a trois catégories de contributeurs parmi la population burundaise, à savoir, les non-salariés, les citoyens fonctionnaires et la catégorie appelée autres.

Les non-salariés contribuent à hauteur de 2000 BIF (1,14 dollar) par an, et par ménage, et de 1000 BIF (0,57 dollar) par an, pour les élèves et étudiants en âge de voter.

Les retenues des fonctionnaires diffèrent selon les barèmes et varient entre 500 BIF (0,29 dollar) et 30 000 BIF (17,13 dollars), par mois, pour ceux qui touchent entre 50 000 BIF (28,56 dollars) et 1 000 000 BIF (571,11 dollars).

Pour ceux qui touchent plus de 1 000 000 BIF, leur contribution équivaut à un mois de salaire par an.

Ces contributions vont durer pour une période de deux ans à partir de 2018.

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