PRESIDENTIELLE EN COTE D'IVOIRE : L'acte belliqueux de Ouattara qui peut provoquer des troubles

Laurent Gbagbo a « toujours figuré sur la liste électorale, comme en atteste la capture d’écran du site en ligne de la CEI », mais au terme de la révision du listing électoral, il « a vu son nom tout simplement retiré de la liste électorale provisoire remise aux partis politiques par la CEI », a indiqué Me Habiba Touré, son avocat. Le président Alassane Ouattara perd-il la tête ? Sa gestion politique du pays est tellement catastrophique qu'il ne s'y retrouve plus lui-même et montre qu'il ne sait plus ce qu'il fait et ignore exactement où il va. C'est grave pour la Côte d'Ivoire. Ouattara récolte ce qu'il a semé : le mensonge, la manipulation, la mauvaise foi, la haine d'un pays qui l'a accueilli pour lui donner le pouvoir suprême alors qu'il n'était pas apte à se présenter à l'élection présidentielle.

« Nous interpellons la CEI,qui se veut indépendante, de jouer véritablement son rôle, et de ne pas rentrer dans des manœuvres politiciennes », lance l'avocat personnel de M. Gbagbo, actuellement, en liberté sous condition à Bruxelles après son acquittement par la CPI dans les violences post-électorales ivoiriennes de 2010-2011.

L'ex-chef d'Etat qui souhaite rentrer dans son pays, a introduit auprès de l'ambassade de Côte d'Ivoire à Bruxelles une requête, en s'y déplaçant, pour demander la délivrance d’un passeport ordinaire et d’un laissez-passer, a fait observer son avocat. 

Dans l’attente de la remise de son passeport, M. Gbagbo s’est « réjoui » de la réponse du porte-porte du gouvernement ivoirien qui indiquait  à l'issue du récent Conseil des ministres que son« dossier serait traité ».

Cependant,  « c’est avec stupéfaction que M. Laurent Gbagbo a appris qu’en lieu et place de la délivrance de son passeport, il se voyait retirer le droit de vote », a poursuivi Me Habiba Touré.

« Nous espérons que cette omission est une erreur, qui sera immédiatement corrigée et que M. Laurent Gbagbo sera rétabli dans ses droits », a-t-elle poursuivi. 

Pour son conseil, « tout comme la délivrance d’un passeport ordinaire est un droit, le droit de vote est un droit tout aussi essentiel attaché à la personne de tout citoyen ». 

Résumons en quelques lignes la gestion catastrophique d'Alassane Ouattara. Elle a abouti à éloigner de lui, son meilleur partenaire qui lui a permis d'être élu en 2010 et en 2015, Henri Konan Bédié. Il a signé les accords de réciprocité avec le PDCI et Bédié qu'il a refusés, par la suite, de respecter.

Ouattara a éloigné Guillaume Soro. C'est lui qui, avec ses rebelles des Forces nouvelles, avec l'appui logistique de Blaise Compaoré, alors, président du Burkina Faso, lui avait permis d'accéder au pouvoir. Soro dont les accords avec Ouattara stipulaient qu'il devait lui succéder (et non Amadou Gon Coulibaly) vit, aujourd'hui, à Paris, interdit de mettre les pieds en Côte d'Ivoire à cause de la justice qui lui a collé 20 ans de prison. Chose curieuse : Soro malgré ce mandat de prison, veut rentrer en Côte d'Ivoire, mais Ouattara, à chaque fois, interdit l'atterrissage de son avion. Là encore, Ouattara a roulé Soro (et Compaoré) dans la farine.

Ouattara a été très méchant à l'endroit de Laurent Gbagbo. Qu'on se souvienne que sans son accord, Ouattara ne se serait présenté à aucune élection en Côte d'Ivoire, ni législative ni présidentielle. Sur insistance du président sud-africain, Thabo Mbeki (à la demande de Jacques Chirac), à qui Ouattara avait fait des promesses qu'il n'a pas finalement tenues, Gbagbo a donné la possibilité à Ouattara de se présenter à la présidentielle malgré l'arrêt du Juge, Tia Koné, qui ne reconnaissait pas cette capacité à Ouattara. Mais, une fois installé au pouvoir, Ouattara a envoyé Gbagbo à la CPI, un acte qu'il est le seul chef d'Etat africain à avoir posé à l'endroit de son prédécesseur. De la méchanceté suprême ! Aujourd'hui, il veut lui refuser la possibilité de se présenter à la future présidentielle et même de voter. Un culot digne des faussaires de la pire espèce !

Passons les cas Albert Toiki Mabreusse et Daniel Kablan Duncan, qui ont préféré s'éloigner de Ouattara sans faire trop de vagues. Ces deux cas montrent que Ouattara n'est pas un homme (politiquement) vivable.

Sans se soucier des qu'en dira-t-on, il a placé ses « frères » du Nord à tous les postes stratégiques du pouvoir : présidence de la République, primature, ministère de la Défense, Intérieur, Affaires étrangères, présidence de l'Assemblée nationale, porte-parole du gouvernement, direction de la radio télévision d'Etat, état-major des armées, direction de la police, direction du RHDP, etc. Bref, le rattrapage ethnique bat son plein et Ouattara est à l'oeuvre pour diviser la Côte d'Ivoire et les Ivoiriens (sur notre photo avec le nouveau premier ministre Hamed Bakayoko). Qui dit mieux ?

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