PRESIDENTIELLE EN RDCONGO : Le candidat Emmanuel Ramazani Shadary peut-il réussir là où Kabila a échoué ?

Le candidat du président sortant de la RDCongo Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, a promis, lundi, 19 novembre, 86 milliards de dollars pour le développement du pays sur cinq ans, en présentant son programme pour l'élection présidentielle prévue le 23 décembre. Du renforcement de l'autorité de l'Etat à la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics, tout y va.

"Moi président...", a répété, à plusieurs reprises, Emmanuel Ramazani Shadary après avoir salué le bilan du président Kabila, au pouvoir depuis janvier 2001, pour sa première prise de parole importante depuis sa désignation le 8 août.

"Je suis persuadé que la refondation de l'Etat congolais, amorcé par le président de la République, son Excellence Joseph Kabila Kabange, et qui balise le chemin de notre marche vers un Congo émergent, restera en effet la source d'inspiration de tout mon engagement politique", a-t-il déclaré avant de détailler, quasiment, une par une, ses propositions.

A trois jours du lancement officiel de la campagne électorale, Emmanul Ramazani Shadary a décliné son programme autour de quatre axes : renforcement de l'autorité de l’Etat, diversification de l'économie et garantie de l'emploi, lutte contre la pauvreté et garantie de l'accès aux services publics, "démonstration de l'importance géostratégique de la RDC".

"Avec un budget évalué pour les cinq prochaines années de plus ou moins 86 milliards de dollars, le vrai défi qui se dresse devant nous n'est pas celui de l'inexistence des ressources financières, mais plutôt, celui de notre capacité à créer des richesses, à les mobiliser et à les protéger contre les pillages", a-t-il déclaré.

Pays riche en minerais (or, coltan, cobalt...), la RDC est l'un des pays les plus pauvres du monde, avec un revenu moyen de 457 dollars par an et par habitant.

"Moi président, je veillerai donc à ce que toute sorte de violation des règles, dont le clientélisme, l'abus de pouvoir, l'impunité, la corruption, la fraude perpétrée à tous les niveaux (...) soient strictement sanctionnées", a-t-il lancé.

Au chapitre international, Emmanuel Ramazani Shadary, ex-ministre de l'Intérieur, 58 ans, a déclaré qu'il voulait "sensibiliser la communauté internationale sur le terrorisme qui a élu domicile dans le nord-est de notre pays".

Entres autres conflits dans l'Est, des tueries attribuées au groupe armé ADF sèment la terreur dans la région de Beni, compliquent la riposte anti-Ebola et pourrait menacer les scrutins du 23 décembre.

La commission électorale a retenu 21 candidatures pour la présidentielle du 23 décembre.

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