PRESIDENTIELLE EN RDCONGO : Objectif de Martin Fayulu le candidat de l'opposition, éradiquer le système nauséabond de Kabila

Martin Fayulu, le candidat de la coalition de l'opposition rdcongolaise, est arrivé, à Kinshasa, pour livrer la bataille de la libération du Congo (notre photo). Officiellement, il lance sa campagne, vendredi, 23 décembre, avec le soutien des poids lourds de l'opposition dont Jean-Pierre Bemba et le gouverneur, Moïse Katumbi, mais sans, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, eux aussi, candidats à la même élection.

Martin Fayulu s'est engagé à "arracher l'alternance démocratique" après dix-huit ans de règne de Joseph Kabila, interdit de se présenter à sa succession par la Constitution.

Le candidat de l'opposition et une partie de la société civile réclament "des élections crédibles, c'est-à-dire, avec des bulletins de vote en papier, et sans la machine à voter". Ils refusent l'utilisation de cet écran tactile pour les élections, qui permet de choisir les candidats et d'imprimer les bulletins de vote. Ils la qualifient de "machine à tricher" susceptibles de favoriser le dauphin de Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary.

L'UDPS de Félix Tshisekedi, le parti d'opposition historique, veut, pour sa part, des élections, "avec ou sans machine à voter". "Félix Tshisekedi a vendu le pays. Le traître a accepté la machine à voter", chantent, en choeur, les supporteurs de Martin Fayulu. En effet, après avoir élu Martin Fayulu comme candidat unique de l'opposition, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont renié, dès le lendemain, leur vote pour la simple raison, selon eux, que Martin Fayulu ne pèse pas lourd dans l'échiquier politique national : alors qu'il est le seul député de son parti, l'UDPS de Tshisekedi compte une quarantaine de députés contre une quinzaine pour celui de Kamerhe. Au regard de cette réalité, les deux leaders disent avoir subi une forte pression de leur base pour défendre eux-mêmes leur chance à la future présidentielle.

"Que le meilleur gagne " !, a lancé, pour sa part, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, en rappelant que la campagne commence, officiellement, jeudi, 22 novembre, à minuit, selon le calendrier électoral.

Elle doit prendre fin, le 21 décembre, à minuit, deux jours avant les élections présidentielle, législatives et provinciales à un seul tour.

L'enjeu est historique : permettre une première transmission du pouvoir, sans effusion de sang, depuis l'indépendance du pays en 1960. Une très vaste ambition.

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