PRESIDENTIELLE FRANCAISE : Au secours Sarkozy veut revenir

L'élection présidentielle n'aura lieu que fin avril 2017, mais, nombre de personnalités politiques du parti, Les Républicains (LR), comptent, déjà, la course à l'Elysée, parmi leurs ambitions. Nicolas Sarkozy (notre photo), qui avec son retour aux manettes, entendait s'imposer comme le candidat naturel de la droite pour cette élection, a, finalement, été contraint d'accepter la tenue de primaires, une expérimentation, déjà, tentée par le PS, en 2011. Ce sera, donc, la première fois, en 2016, que la droite choisira son candidat à l'élection présidentielle par le biais d'un scrutin ouvert dont le résultat reste, encore, incertain.

La date de la primaire des Républicains, autrefois, primaire UMP, se tiendra, dimanche, 20 novembre 2016, puis, le 27 novembre en cas de second tour. Un site internet a été mis en ligne pour informer le public. Les résultats désigneront le candidat pour la présidentielle 2017 entre ceux, déjà, déclarés ou pressentis comme Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, NKM, Bruno Le Maire, François Fillon ou Hervé Mariton.
Modalités de la primaire des Républicains 2016

Le scrutin est ouvert à l'ensemble des personnes inscrites sur les listes électorales au 31 décembre 2015. Ceux souhaitant exprimer leur voix devront, simplement, payer deux euros et signer une "charte de l'alternance" assurant qu'ils partagent "les valeurs de la droite républicaine et du centre" et qu'ils s'engagent "pour l'alternance afin de réussir le redressement de la France". Pour cette primaire, le vote électronique, tout comme, la remise d'une procuration ne seront pas possibles, les électeurs devront, donc, se déplacer dans l'un des 10 000 bureaux de vote prévus sur l'ensemble du territoire.

Du côté des candidats, il sera nécessaire de recueillir un certain nombre de parrainages pour voir son nom figurer sur un bulletin de vote : au moins, 20 venant de parlementaires, au moins, 250 d'élus répartis sur minimum 30 départements et, au moins, 2 500 d'adhérents répartis sur minimum 15 départements. Ces élus devront, également, signer une charte d'adhésion aux valeurs de la droite afin de donner leur parrainage. D'après NKM, cette précision a été ajoutée après coup pour lui faire barrage : elle comptait, en effet, sur le soutien d'élus de gauche ou, tout du moins, de "non-inscrits". Jean-François Copé comme Bruno Le Maire ont, déjà, annoncé avoir déposé les parrainages nécessaires, bien avant la clôture de la liste de candidats.

Quant aux partis autres que Les Républicains, il leur appartiendra de fixer les modalités et notamment le nombre de parrainages. Un geste pour permettre de réaliser la primaire la plus ouverte possible. Toutefois, les adhérents de l'UDI se sont prononcés contre une participation de leur parti à la primaire.

La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 9 septembre 2016 pour une diffusion de la liste définitive des candidats 12 jours plus tard, le 21 septembre, date à laquelle la campagne sera, officiellement, lancée. Avant de s'engager dans cette primaire, les candidats doivent savoir qu'ils ne pourront pas se présenter à la présidentielle sous une autre étiquette en cas de défaite. En effet, chaque candidat doit s'engager à "soutenir publiquement le candidat à la présidence de la République désigné à l'issue de la primaire et à prendre part à sa campagne".

Concernant les dépenses de campagne de la primaire LR, elles figureront dans le compte de campagne du candidat à la présidentielle. En tout cas, celles engagées à partir du 1er avril 2016. "Pour cela, nous allons décider d'un plafond des dépenses entre le 21 septembre, date du début de la campagne officielle, et le scrutin", a affirmé Thierry Solère. C'est qu'au vu des budgets prévus, l'argent dépensé pour cette primaire risque fort de peser sur le budget total du candidat sélectionné. Ainsi, Alain Juppé aurait, déjà, prévu 3 millions d'euros de dépenses, Bruno Le Maire et François Fillon 2 millions d'euros, NKM,
Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson 500 000 euros, Hervé Mariton 300 000 euros, Nadine Morano et Frédéric Lefebvre, moins de 100 000 euros. Des sommes à comparer aux 250 000 euros dépensés par François Hollande pour la primaire de 2011 (il était alors le plus dépensier). 

La primaire, elle-même, sera financée par le parti LR qui compte avancer 5 millions d'euros afin de couvrir les frais d'organisation. Cette somme devrait en partie être remboursée grâce aux deux euros de participation demandés aux votants. Pour que le parti puisse rentrer dans ses frais, 2,5 millions de personnes doivent se prononcer lors de cette primaire.

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