PRESIDENTIELLE GABONAISE : Pourquoi Bongo Ondimba Ali a (très) peur de la candidature de Jean Ping

Le choix porté sur Jean Ping comme candidat unique de l'opposition, à l'élection présidentielle du 27 août, est une double défaite (personnelle) pour Bongo Ondimba Ali (BOA). Il faut se rappeler que le candidat de la majorité a, toujours, secrètement, redouté Jean Ping, le très apprécié ministre des Affaires étrangères, et homme à tout faire, de son défunt père, le patriarche Ondimba. Cette considération du patriarche allait au-delà de la compétence de Jean Ping dans le traitement des dossiers qu'il lui confiait. Ping, il ne faut jamais l'oublier, est un membre de la famille présidentielle du fait qu'il est un ancien compagnon de Pascaline, la grande sœur du président, avec qui, il a eu deux enfants. Les seuls que compte l'aînée des enfants du patriarche. Cette relation a, toujours, torturé le BOA, qui, en voulant détruire Jean Ping, ne s'était pas privé d'écraser, sur son passage, sa propre grande sœur. Pour parvenir à sa fin, dans la lâcheté qui l'a, souvent, caractérisé, BOA a utilisé son directeur de Cabinet, le Béninois, Maixent Accrombessi, qui s'est chargé d'humilier Pascaline, devant tout le Gabon.

BOA avait nommé sa grande-soeur au poste de « Représentante personnelle du président de la République », une coquille vide, avec affectation d'un bureau, littéralement, exilé dans un coin perdu de la présidence de la République, comme s'il voulait la punir. Sa grande-soeur n'a presque pas occupé ce bureau. Il y a quelque temps, elle y aurait même déménagé ses effets personnels, laissant place nette au véritable patron des lieux, c'est-à-dire, le Béninois, et vrai président de la République.

C'est cette mesquinerie (certains diront plutôt absence de vision) présidentielle qui avait poussé BOA à ne pas soutenir, Jean Ping, à la présidence de la Commission de l'Union africaine (UA) où il avait un boulevard devant lui, pour se succéder à lui-même. En effet, Jean Ping avait obtenu les soutiens de presque tous les chefs d'Etat africains francophones (sinon de tous), mais, ne bénéficiait pas du soutien (véritable) de son propre pays, le Gabon. Cette faille a été exploitée par la Sud-Africaine, Xhosazana Dlamini-Zuma. L'attitude de Libreville avait irrité au plus haut point, les présidents du Sénégal, Abdoulaye Wade, de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, et surtout, celui qui était le président en exercice de l'UA, en ce moment, le président du Bénin, Boni Yayi. Malgré leur appui multiforme à Jean Ping, pouvaient-ils être plus royalistes que le roi Ali Bongo ? Voilà comment les Gabonais ont perdu ce poste prestigieux.

Alors que pour faire élire Jean Ping à ce poste, quatre ans plus tôt, le patriarche Ondimba avait obtenu son adoubement, malgré l'hostilité des grands leaders de l'époque comme le Libyen, Mu'ammar al Kadhafi, sans même se déplacer de Libreville. C'est depuis son téléphone de son vaste bureau du Palais du Bord de Mer qu'il sollicitait, à tour de rôle, ses homologues qui lui répondaient, tous, Oui, avant que ne partent, du Gabon, des émissaires, notamment, Laure Olga Gondjout, Michel Essonghé et Jean Ping, lui-même, dans le but de formaliser cet appui diplomatique.

Il est dit quelque part dans la bible que « Qui crache en l'air retombe sur son visage ». BOA serait-il, déjà, en train de récolter ce qu'il a semé ? Venu détruire tout ce que son père avait, patiemment, construit, pendant 40 ans, à la tête du pays, pour le bien-être du Gabon et des Gabonais, avant de laisser dire partout, y compris, dans des émissions de grande écoute de la première chaîne de télévision, que le Gabon se construit depuis, seulement, ...2009 (c'est-à-dire quand il est devenu président de la République), BOA a mis un savoir-faire destructeur, uniquement, pour faire oublier, et, totalement, effacer le patriarche Ondimba, son père, de l'imaginaire populaire gabonais. C'est une pathologie qui relève de la psychiatrie, et que, tôt ou tard, ne manqueront pas d'étudier les historiens et sociologues de l'Université Omar Bongo de Libreville.

Le recours à la candidature de Jean Ping par une grande partie de la famille présidentielle, et par la grande majorité des Gabonais et des Gabonaises, montre que BOA n'était pas bien qualifié pour diriger le Gabon.

Commentaires

DOMINIQUE MAFUETA (non vérifié)
AU GABON AUCUN CANDIDAT DU CERCLE DES ANCIENS BARONS DU PDG NE PROPOSE UNE REDUCTION DE MANDAT À CINQ (05) ANS . TOUS, ILS S'ACCROCHENT À UN MANDAT DE SEPT (07) ANS KIE KIE KIE KIE KIE KIE KIE KIE

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