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PRESIDENTIELLE GAMBIENNE : Yahya Jammeh refuse sa défaite huit jours après l'avoir acceptée

La communauté internationale, à commencer par le Sénégal, unique pays limitrophe de la Gambie, et les Etats-Unis, ont, aussitôt, condamné ce revirement, exigeant que Yahya Jammeh conduise une "transition pacifique" avec le président élu, Adama Barrow, et assure sa sécurité. Le Sénégal a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité à New York.

Dans un communiqué, le département d'Etat a qualifié le revirement de Yahya Jammeh d'"acte répréhensible" et de "violation inacceptable de la confiance" des Gambiens.
Le Sénégal a, également, pressé la Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union africaine (UA) et l'ONU de "prendre toutes les mesures qu'imposent la sauvegarde des résultats du scrutin présidentiel en Gambie et le respect de la souveraineté du peuple gambien".

Mais, tout laisse penser, au moins, dans un premier temps, que toute cette gesticulation n'impressionne pas Yahya Jammeh (notre photo). A preuve, le président de la CEDEAO qui voulait se rendre, il y a quelques heures, à Banjul, afin de rencontrer le président sortant et le vainqueur de l'élection, a vu son avion interdit d'atterrissage.

Selon certaines indiscrétions, Yahya Jammeh, qui a dirigé le pays pendant 22 ans, d'une main de fer, parfois, en marchant sur des cadavres, aurait eu peur d'une chose : son éventuel transfert auprès de la CPI (Cour pénale internationale) que le nouveau président, Adama Barrow, aurait promis rejoindre, une fois aux affaires. La Gambie depuis un mois ne fait plus partie de la CPI dont la procureur s'appelle la Gambienne, Fatou Bensouda. Yahya Jammeh qui avait réussi, il y a quelques jours, à faire sortir sa femme du pays, négociait pour l'y rejoindre. En même temps, il faisait diversion en affirmant qu'il resterait dans son village surveiller ses plantations. A-t-il paniqué face aux menaces que proférait le camp des vainqueurs alors que la passation du pouvoir est prévue en janvier prochain ?

"Tout comme j'ai loyalement accepté les résultats, en croyant que la Commission électorale était indépendante, honnête et fiable, je les rejette dans leur totalité", a affirmé le président sortant, au cours d'une déclaration télévisée dans la soirée.

Une semaine, auparavant, Yahya Jammeh avait, pourtant, reconnu sa défaite au scrutin du 1er décembre et félicité Adama Barrow, dans une incroyable conversation téléphonique télévisée.
"Laissez-moi répéter : je n'accepterai pas les résultats sur la base de ce qui est arrivé", a-t-il insisté vendredi soir, dénonçant des "erreurs inacceptables" de la part des autorités électorales et appelant à la tenue d'un nouveau scrutin.

Il a pointé une erreur de comptabilisation reconnue par la Commission électorale indépendante (IEC), accordant toujours la victoire à M. Barrow, mais ramenant l'écart à quelque 19.000 voix seulement (contre 60.000 voix auparavant), et fait état d'"enquêtes" sur l'abstention révélant selon lui que de nombreux électeurs n'ont pas pu voter ou en ont été dissuadés par des informations erronées. Avant de conclure :
"Nous retournerons aux urnes parce je veux m'assurer que chaque Gambien vote sous l'autorité d'une commission électorale impartiale, indépendante, neutre, et libre de toute influence étrangère".

Selon la Constitution, seule la Cour suprême peut trancher les litiges sur les résultats électoraux. Tout candidat à la présidentielle peut la saisir dans les dix jours suivant la proclamation des résultats. A l'entendre parler, il n'est pas question pour lui d'y déposer un recours. Il semble vouloir passer outre.

Le président de l'IEC, Alieu Momar Njie, a été nommé en avril par le chef de l'Etat, son prédécesseur, qui y siégeait depuis 1996, ayant été mis à la retraite à la suite d'un recours de l'opposition.
"L'intervention de puissances étrangères ne changerait rien", a affirmé le président gambien, prévenant qu'il ne tolérerait aucune protestation dans les rues.

Cette déclaration a été précédée par la publication vendredi d'un communiqué de l'ambassade américaine à Banjul louant "les services de sécurité gambiens pour leur abnégation dans leurs devoirs pendant cette période de transition vers une nouvelle administration présidentielle".

"Les soldats ont démontré leur respect pour l'état de droit et le résultat de l'élection présidentielle, et nous les exhortons à continuer à honorer ces principes", ajoutait la représentation américaine.

Il faut dit que le chef d'état major des armées, le général, Ousman Badjie, avant le revirement de Jammeh, avait, clairement, annoncé que les forces armées gambiennes, allaient être à la disposition du nouveau président. Mais, avant son revirement à la télévision, Yahya Jammeh avait pris soin de mettre la garde présidentielle en état d'alerte maximale afin de parer à toute éventualité. Aujourd'hui, on peut, donc, dire que l'armée est divisée. D'autant plus que dans une apparente tentative pour s'assurer la loyauté de la hiérarchie militaire, dans ce moment crucial, le président sortant, Yahya Jammeh, a accordé des promotions jeudi et vendredi à quelque 250 officiers et officiers supérieurs.

Commentaires

great (non vérifié)
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Soumahoro Falikou (non vérifié)
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