PRIX NOBEL DE LA PAIX : Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed couronné en 2019

Le jeune premier ministre éthiopien a réalisé une performance non négligeable : Abiy Ahmed a mis fin à deux décennies d'une guerre qui a fait plus de 60 000 morts. Une crise de moins (et non des moindres) en Afrique, championne toutes catégories des conflits.

Le comité a salué "ses efforts en faveur de la paix et de la coopération internationale". Le Prix Nobel de la Paix a été attribué au premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, vendredi, 11 octobre, à Oslo (Norvège). Artisan de la réconciliation avec l'Erythrée, celui qui a mis fin à deux décennies d'une guerre qui a fait plus de 60 000 morts figurait sur la liste des favoris pour la prestigieuse récompense (sur notre photo, il remet les clés au président érythréen, Issaïs Afeworki, avec qui l'Ethiopie était en guerre depuis 20 ans).

Ce prix vise, également, à "reconnaître tous les acteurs œuvrant à la paix et la réconciliation en Ethiopie et dans les régions d'Afrique de l'Est et du Nord-Est", a ajouté la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen. Celui-ci a, aussi, souligné le rôle du président érythréen, Issaias Afeworki.

Ce prix est un coup de pouce bienvenu pour le plus jeune dirigeant africain, âgé de 43 ans et au pouvoir depuis, seulement, 18 mois, qui fait face à une inquiétante flambée de violences intercommunautaires dans son pays, où des élections législatives sont censées avoir lieu en mai 2020. Se disant "honoré" et "ravi", Abiy Ahmed a salué "un prix donné à l'Afrique". "J'imagine que les autres dirigeants d'Afrique vont penser qu'il est possible de travailler sur les processus de construction de la paix sur notre continent", a-t-il dit lors d'une brève conversation téléphonique avec l'Institut Nobel.

L'an dernier, le prix –une médaille d'or, un diplôme et une somme de neuf millions de couronnes suédoises (environ 830 000 euros) – avait récompensé deux activistes de la lutte contre les violences sexuelles, le gynécologue congolais, Denis Mukwege, et la Yazidie, Nadia Murad.

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