PUTSCH DE DIENDERE : La France était-elle au courant ?

PUTSCH DE DIENDERE : La France était-elle au courant ?

Le président français, François Hollande, qui, en prenant ses fonctions, en juin 2012, avait promis de faire mordre la poussière à la Françafrique, a condamné le putsch du général, Gilbert Diendéré, de la manière la plus tranchante. N'y a rien à redire à ce sujet : ses menaces d'hier à l'endroit des putschistes à qui il demandait de déposer « immédiatement  les armes » sous peine « de conséquences », le prouvent, encore. Avant lui, le Quai d'Orsay avait, aussi, bien fait le job.

Mais seulement voilà, il y a, aujourd'hui, des faits qui sortent et qui troublent la conscience des Burkinabé, qui ne comprennent pas, exactement, le jeu de Paris, au demeurant, vraiment compliqué pour l'entendement d'un être humain bâti normalement.
 
Selon nos informations, en effet, la France a toujours participé à l'équipement et à la formation des élites du RSP. Rien que le mois passé, le lieutenant-colonel, Joseph Moussa Céleste Coulibaly, chef de corps de ce régiment de putschistes que la présidente de la Commission de l'Union africaine, Dlamini-Zuma, a qualifiés de « terroristes », a été admis à l'Ecole de guerre de Paris.
En rappel, Joseph Moussa Céleste Coulibaly est l'ancien aide de camp de Blaise Compaoré, qui l’avait accompagné, dans son exil, au Maroc et en Côte d’Ivoire, avant de rentrer au bercail. Il a été nommé au poste de chef ...de corps du RSP en remplacement du lieutenant-colonel, Théophile Nikièma, sous la pression de ses camarades d’armes.
Il serait rentré de Paris au cours de cette semaine juste avant le coup d'état, certainement, pour y prendre part. Tout laisse, donc, penser que les putschistes ont pu communiquer entre Ouagadougou et Paris. Mais avec qui à Paris ? Mystère et boule de gomme !
Vu les antécédents de coopération avec ce régiment, la France doit, encore, des explications aux Burkinabé et à la communauté internationale. 

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