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RDCONGO : Félix Tshisekedi et Joseph Kabila main dans la main pour une (paisible) alternance déconcertante voire décevante

Le courant passe 5/5 entre le nouveau président de la RDCongo, Félix Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila. En l'espace de quelques jours, les deux hommes ont appris à se connaître, à se respecter et à parler le même langage. On a, aussi, l'impression qu'ils regardent dans la même direction. Au niveau des institutions, par exemple, on ne sent pas, vraiment, l'alternance. C'est le sentiment de la continuité qui prédomine avec la nomination du futur premier ministre, qui a de fortes chances d'être proche de Joseph Kabila, le parti de ce dernier ayant raflé plus de la moitié des députés de la future Assemblée nationale. C'est donc un sentiment contrasté qui anime les RDCongolais : ils ont, certes, obtenu le changement qu'ils escomptaient avec le départ formel de Joseph Kabila, mais, ce changement se fait dans la continuité car Joseph Kabila reste omniprésent dans les rouages de l'Etat. Alors changement ou pas changement ? Continuité ou pas continuité ? A chaque RDCongolais de définir ces concepts à sa façon.

Félix Tshisekedi a rendu visite, lundi, 4 février, aux militaires de la garde présidentielle confirmant sa volonté de rassurer l'appareil sécuritaire légué par son prédécesseur Joseph Kabila.

"N'ayez peur de rien. Vous êtes entre de bonnes mains, votre commandant suprême sera bienveillant envers vous comme son prédécesseur (Joseph Kabila)", a déclaré le premier président rdcongolais issu d'une alternance pacifique à plusieurs centaines de militaires et leurs dépendants dans un camp militaire de Kinshasa.

"J'avais promis d'améliorer les conditions sociales des militaires. Je suis venu visiter le camp Tshatshi pour voir comment les soldats et leurs familles sont soignés afin d'améliorer (leur sort)", a-t-il indiqué, sous les applaudissements et des cris de joie des épouses et des enfants des militaires, rappelant l'une de ses promesses de campagne.

"Je vais vérifier la ration, comment mangent et dorment les militaires et leurs enfants. Ce qu'il faut améliorer dans l'école des enfants", a détaillé Félix Tshisekedi, issu du parti historique de l'opposition, Union pour la démocratique et le progrès social (UDPS).

Sans expérience militaire ni sécuritaire, M. Tshisekedi a donné d'autres gages à l'appareil sécuritaire mis en place par son prédécesseur, qui a visé, plus d'une fois, dans le passé, des militants de l'UDPS.

Félix Tshisekedi a nommé, par ordonnance, François Beya, au poste de conseiller spécial en matière de sécurité à la présidence.

Patron de la Direction générale des migrations (DGM) pendant douze ans, ce professionnel du renseignement a travaillé avec les deux précédents présidents Kabila père et fils.

Le nouveau chef de l'Etat avait rencontré, vendredi, 1er février, l'état-major de l'armée et les commandants des grandes unités, ainsi que, ceux de toutes les provinces.

Selon la constitution congolaise, le président de la République est le chef suprême des forces armées et président du Conseil supérieur de la défense.

Pendant ce temps, le principal opposant au nouveau régime en place, Martin Fayulu, va entreprendre une tournée à l'étranger pour sensibiliser la communauté internationale au hold up électoral qu'il dit avoir subi. Il déclare avoir obtenu 61% des voix lors de cette élection. Martin Fayulu qui, jusqu'à présent, refuse la main tendue de Félix Tshisekedi, veut demander aux grandes démocraties occidentales de ne pas reconnaître la victoire de Félix Tshisekedi.

Commentaires

ainsi commencen... (non vérifié)
si Martin FAYULU tient à sa victoire comme il le déclare,, il n'a qu'à donner des preuves patentes et matérielles sur des votes; or, au CONSEIL COSNTITUTIONNEL, il ne l'a pas fait, rien du tout prouvé; il a préféré suivre les chantages des réseaux sociaux et ce quela CENCON avait dit; mais la Cenco avait refusé de donner le fameux nom du vainquer qu'elle disait; l'on comprend que ce que Martin raconte aujourd'hui c'est le nom respect des institutions de son pays; l'UA N, EST PAS SOUVERAINE SUR LES LOIS DE CHAQUE PAYS AFRICAIN. alors ?

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