RDCONGO : L'accord sera signé au plus tard le 31 décembre

Depuis le 8 décembre, des pourparlers entre pouvoir et opposition ont lieu, à Kinshasa, sous l'égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) en vue de permettre l'instauration d'un régime de transition politique jusqu'à l'entrée en fonctions d'un nouveau président élu, qui ne soit plus Joseph Kabila.

"Nous pensons que vendredi [30 décembre] sera le jour [...] solennel au cours duquel l'accord sera adopté et signé", a déclaré à la presse le président de la Cenco, Mgr Marcel Utembi. Que Dieu l'entende car l'ensemble du pays retient son souffle.

"Nous sommes arrivés au bout du tunnel [...] La divergence sur la gestion consensuelle de la période transitoire a été aplanie à 95%", a-t-il dit.

"La Cenco fera le travail qui reste à travers les passerelles auprès des autorités [le président Kabila] et des chefs [de délégation] des deux camps", a ajouté le prélat, archevêque de Kisangani, grande ville du Nord-Est du Congo.

Les points de divergence sur lesquels les vues des deux délégations doivent être rapprochées n'en restent pas moins essentiels.

Selon Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l'UDPS, parti de l'opposant historique, Etienne Tshisekedi, ils ont trait au partage du pouvoir pendant la période intermédiaire, et en particulier, au poste de premier ministre et au contrôle des provinces. L'opposition souhaite que le poste de premier ministre lui soit donné, ce qui supposerait la nomination d'un autre premier ministre. Visiblement, la majorité présidentielle veut conserver, et la présidence de la République, et la primature pendant cette période de transition, qui commence. Pourquoi cette volonté d'accumulation ? L'opposition se pose cette question sans trouver la réponse. C'est la raison pour laquelle, elle a demandé et obtenu que Joseph Kabila (sur notre photo avec son mentor le président congolais Denis Sassou Nguesso, à Oyo, qui l'encourageait à ne pas céder et à s'éterniser au pouvoir) écrive noir sur blanc qu'il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle de la fin 2017, et qu'il ne procéderait pas non plus à la modification de la constitution.

Samedi à l'aube, les délégués du pouvoir et de l'opposition se sont séparés à l'issue d'une nuit de négociations sans parvenir à l'accord sur la gestion consensuelle de la transition, que la Cenco les avaient enjoints de conclure "avant Noël". La gourmandise de la majorité présidentielle, leur volonté d'avoir, pratiquement, tous les postes, ce que n'accepte pas l'opposition, freinent les négociations.

Ajouter un commentaire

3 + 1 =
By submitting this form, you accept the Mollom privacy policy.

Les plus populaires