REBELLION AU TCHAD : Le maréchal libyen Khalifa Haftar est-il un sous-traitant militaire d'Idriss Déby Itno ?

Des rebelles tchadiens basés dans le Sud de la Libye ont été bombardés par des avions du maréchal, Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.

"+L'armée de l’air+ (de Haftar) a mené le week-end dernier ( du 24 mars) des frappes contre un barrage tenu par la rébellion tchadienne (...) à plus de 400 km au Sud-Est de Sebha (600 km au Sud de Tripoli), ainsi que, contre d'autres positions des rebelles tchadiens dans une oasis dans la région de Terbu, à quelques 400 km au Sud de Sebha", a expliqué un responsable de l'armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar.

"Ces frappes visent à rétablir la sécurité et appliquer la loi dans le Sud", a ajouté la même source sans détailler ni indiquer quels groupes avaient été visés.

Le groupe armé tchadien, Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), a affirmé avoir été visé par des avions du maréchal Haftar, selon Kingabé Ogouzeïmi de Tapol, porte-parole en exil du CCMSR, précisant qu'il n'y a pas eu de victime.

Pour le CCMSR, les attaques sur le groupe par les hommes d'Haftar sont le signe que le régime tchadien d'Idriss Déby "sous-traite" au maréchal la charge de détruire les rebelles tchadiens en Libye. Aucun démenti côté N'Djamena ni du côté du maréchal Haftar.

Un autre groupe rebelle, le Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT), présent dans la région de Joufra en Libye, reste en bon termes avec Haftar avec qui il a passé un accord informel de non-agression.
Né en 2016 d'une scission du FACT, le CCMSR se définit comme une opposition politico-militaire au pouvoir d'Idriss Déby et revendique plusieurs milliers de combattants.

Trois membres du CCMSR avaient été arrêtés, en octobre 2017, au Niger, dont le chef du groupe, Hassan Boulmaye. Aucune information, sur eux, n'a filtré depuis leur arrestation.

Depuis le Sud libyen et l'Est soudanais, plusieurs groupes "politico-militaires" tchadiens affirment préparer des attaques contre N'Djamena. Mais, des observateurs de la politique tchadienne estiment, néanmoins, qu'ils n'ont pas les moyens de leurs ambitions.

Avec AFP

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