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REFERENDUM DU BURUNDI : Pour l'opposition c'est NON !

"Le processus électoral n'a été ni libre, ni transparent, ni indépendant, encore moins, démocratique", a déclaré, dans un communiqué, Agathon Rwasa, le chef d'Amizero, disant "rejeter les résultats fantaisistes
La coalition d'indépendants Amizero y'Abarundi (Espoir des Burundais) a annoncé, samedi, 19 mai, qu'elle ne reconnaissait pas les résultats du référendum constitutionnel de jeudi au Burundi, qui doivent permettre au président, Pierre Nkurunziza, de rester en poste, au moins, jusqu’en 2034. De manière générale, pour l'opposition, c'est Niet !

"Le processus électoral n'a été ni libre, ni transparent, ni indépendant, encore moins, démocratique", a déclaré, dans un communiqué, Agathon Rwasa, le chef d'Amizero, disant "rejeter les résultats fantaisistes pouvant être proclamés à l'issue de ce supposé scrutin".

La Commission électorale (Ceni) n'a pas, encore, officialisé les résultats. Mais, selon des résultats provisoires portant sur 17 des 18 provinces du pays, publiés par un collectif de 15 radios publiques et privées œuvrant sous l'égide du ministère en charge des médias, le oui obtient, partout, des scores oscillant entre 50 et 85%.

Amizero, comme elle l'avait, déjà, fait jeudi, dénonce, à nouveau, dans ce communiqué "les intimidations et le harcèlement" dont a été victime, selon elle, la population de la part du CNDD-FDD, le parti au pouvoir.

D'après la coalition, plusieurs de ses militants ont été forcés à voter oui par des Imbonerakure, la ligue de jeunesse du CNDD-FDD, qualifiée de milice par l'ONU et qui fait régner la terreur parmi la population.

Amizero, qui appelait à voter non, affirme, également, que quatre de ses mandataires chargés de surveiller le déroulement du scrutin ont été enlevés, que d'autres ont été chassés des bureaux, ont été menacés ou ont été emprisonnés.

"De surcroît, le vote n'a été ni secret ni régulier sur toute l'étendue de la République, les votants ont été accompagnés dans les isoloirs et ont été sommés de voter oui par les responsables des bureaux de vote et autres Imbonerakure", a accusé Agathon Rwasa.

Le CNDD-FDD avait, dès vendredi, réagi à ces accusations, en les qualifiant d'"exagérations" et en invitant les tenants du non à porter plainte.

Pour Agathon Rwasa, leader des ex-rebelles hutu des FNL, l'enjeu est d'importance, car la nouvelle Constitution interdit, explicitement, l'existence de coalition du type d'Amizero.

Après avoir, dans un premier temps, accepté de "jouer le jeu" des institutions, en devenant 1er vice-président de l'Assemblée nationale et en envoyant des représentants au gouvernement, Agathon Rwasa s'est affirmé, ces derniers mois, comme le véritable chef de l'opposition interne au pays.

Avec AFP

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