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SOMMET DE L'OCI : L'Arabie Saoudite a réussi à faire condamner l'Iran et Israël

L'Iran et l'Iran étaient sur la sellette pendant ce 14e Sommet de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) que le roi Salman, en plein ramadan, accueillait dans sa très belle ville de La Mecque. Il a eu tout ce qu'il a demandé à ses pairs des autres 56 pays, à savoir, la mise au pilori de l'Iran et de l'Etat d'Israël ou si l'on veut du rappel du soutien que l'OCI apporte à la Palestine et la nécessité de former un Etat indépendant avec comme capitale, Jérusalem Est.

Le sommet islamique a apporté, samedi, 1er juin, son soutien aux Palestiniens avant la présentation d’un plan de paix américain jugé favorable à Israël et réconforté l’Arabie saoudite après des attaques qui ont ravivé la tension dans la région.

Dans un communiqué à l’issue de ses travaux dans la ville sainte de La Mecque, en Arabie saoudite, le sommet a dénoncé le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem reconnue par les Etats-Unis comme capitale d’Israël.

La rencontre de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a également appelé ses 57 membres à « boycotter » les pays qui ont ouvert des ambassades à Jérusalem (notre photo).

Israël a annexé la partie Est de la ville qui est considérée par la communauté internationale comme un territoire occupé. Les Palestiniens veulent en faire la capitale de l’Etat qu’ils aspirent de créer.

Cette position a été soutenue tout au long de son histoire par l’OCI qui a été d’ailleurs fondée dans le but de défendre les lieux saints musulmans de Jérusalem après l’incendie criminel de la mosquée Al-Aqsa en août 1969.

L’OCI a d’autre part souligné, dans son communiqué, que « la paix et la stabilité dans la région du Proche-Orient ne seront atteints qu’avec le retrait d’Israël des territoires occupés en 1967 ».

La réaffirmation de cette position intervient avant la présentation d’un plan du gendre et conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Le volet économique de ce plan sera au centre d’une conférence qui sera organisée fin juin à Bahreïn.

Pour la présidence américaine, la conférence de Manama est une occasion d' "encourager le soutien à des investissements et initiatives économiques potentiels qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix ".

Ces investissements seraient financés par les pays arabes du Golfe alliés des Etats-Unis et qui s’opposent, comme Israël, à l’Iran.

Jusqu’ici, seuls l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis parmi les pays de la région ont annoncé leur intention de participer à cette conférence.

Les dirigeants palestiniens, eux, ne feront pas le déplacement, estimant que Washington n’est pas un interlocuteur crédible à cause de son soutien sans faille à l’Etat hébreu.

Concernant la situation dans le Golfe, le sommet a apporté un soutien sans « limites » aux mesures prises par l’Arabie saoudite pour se protéger après les attaques attribuées par Ryad et Washington à l’Iran.

Mais l’organisation panislamique a pris soin de ne faire aucune mention de l’Iran, qui est un honorable membre de l'OCI.

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