SOMMET INTERNATIONAL A BERLIN SUR LA LIBYE : Angela Merkel réussira-t-elle là où tout le monde a échoué jusqu'à présent ?

Les efforts pour régler le conflit en Libye se sont intensifiés, mardi, 14 janvier, avec l'annonce par Moscou d'une trêve prolongée de manière "indéfinie" et celle de la tenue d'une conférence internationale, dimanche, 19 janvier, à Berlin, pour tenter d'amorcer un processus de paix. L'annonce concernant la trêve est intervenue lors de négociations à Moscou en présence des deux chefs rivaux libyens, Haftar et Sarraj, qui ne se sont cependant pas directement rencontrés. Et l'un d'eux, le maréchal, Khalifa Haftar, a refusé de signer un accord formel de cessez-le-feu dans l'immédiat. On remarque, cependant, que ceux qui ont mis le feu en Libye, à savoir, la France de Nicolas Sarkozy, la Grande Bretagne de Cameron et l'OTAN (Organisation du traité Atlantique Nord) supervisée par l'Africain-Américain Obama, à l'époque, sont, étrangement, absents de cette recherche de solution. Ce pays qu'ils ont, volontairement, mis à sac, sans l'autorisation de personne, encore moins, de l'Union africaine et des Nations-Unies. Après cela, s'attendaient-ils à ce que les Africains les applaudissent des deux mains ? Le jeune président français après ce job condamnable voulait-il voir l'image de son pays s'améliorer en Afrique ? Le constat est clair : Il y a, au sein de la communauté internationale, un camp des déstabilisateurs (France, Grande Bretagne, Etats-Unis, etc), et un camp des reconstructeurs (Russie, Turquie, et peut-être Chine, etc.). Afriqueeducation.com monte au créneau, depuis quelque temps, contre l'action controversée de la Force française Barkhane au Sahel pour justement éviter un autre chaos voulu dans cette région, comme c'est le cas aujourd'hui en Libye. Le jour où Paris, Londres ou Washington agiront, positivement (vraiment positivement), en Afrique, nous serons les premiers à les féliciter. Force est de dire que, pour le moment, ce n'est pas le cas. Ils veulent, plutôt, ajouter au désordre ambiant actuel.

Selon Moscou, l'homme fort de l'est libyen, qui tente sans succès depuis neuf mois de prendre la capitale Tripoli par les armes, a besoin de "deux jours" supplémentaires pour étudier le document et en discuter avec les tribus qui lui sont alliées. Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement reconnu par l'ONU (GNA), l'a, lui, signé lundi soir (sur notre photo les deux frères ennemis se serrent la main).

"Le principal résultat de la réunion a été la conclusion d'un accord de principe entre les belligérants pour maintenir et prolonger indéfiniment la cessation des hostilités", a affirmé le ministère russe de la Défense.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est fait plus menaçant, prévenant qu'il n'hésiterait pas à "infliger une leçon" au maréchal Haftar si ce dernier reprenait son offensive contre le GNA.

Outre le cessez-le-feu, qui a débuté dimanche, le projet d'accord prône "la normalisation de la vie quotidienne à Tripoli et dans les autres villes" et l'accès et la distribution "en toute sécurité" de l'aide humanitaire.

Ankara soutient M. Sarraj et déploie même pour ce faire des militaires tandis que Moscou, malgré ses dénégations, est soupçonné d'appuyer le maréchal Haftar avec des armes, de l'argent et des mercenaires.

Le chef de la diplomatie de l'Union européenne (UE), Josep Borrell, a dénoncé mardi "l'engagement militaire" de la Russie et de la Turquie dans le conflit en Libye, dressant un parallèle avec la situation en Syrie.

C'est bien que Borrell dénonce les Russes et les Turcs, après coup. Mais où était la diplomatie de l'UE pour demander à ses éminents membres (France et Grande Bretagne) de ne pas déstabiliser (gratuitement) la Libye ? C'est cela qu'il fallait faire, en 2011, et non vociférer aujourd'hui contre les Russes et les Turcs qui tentent une solution de retour à la paix en Libye.

Sur une de leurs pages Facebook, les pro-Haftar ont affirmé mardi qu'ils étaient "prêts et déterminés à obtenir la victoire".

Pour poursuivre les efforts diplomatiques visant à parvenir à une résolution du conflit, une conférence internationale sur la Libye sera organisée dimanche, à Berlin, sous l'égide de l'ONU, a confirmé le gouvernement allemand mardi.

Plusieurs pays y seront représentés, dont la Russie, la Turquie, les Etats-Unis, la Chine, l'Italie et la France, mais, un doute plane encore sur la participation du maréchal Haftar et de M. Sarraj, tous deux invités mais dont la présence n'est pas à ce stade confirmée.

Cette rencontre, qui se déroulera à la chancellerie allemande, entre dans le cadre du processus engagé par l'ONU pour parvenir à une "Libye souveraine" et pour soutenir "les efforts de réconciliation à l'intérieur de la Libye" même, a indiqué le gouvernement allemand dans un communiqué.

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