SOMMET UNION AFRICAINE/LIGUE ARABE : La « leçon inaugurale idéologique» du doyen Obiang à ses pairs

L'idéologie et la défense de l'Afrique, c'est sa marque de fabrique. Le continent a perdu Mu'ammar al Kadhafi, qui savait se moquer des Occidentaux, à visage découvert, choses que les Africains aiment, souvent, entendre. Heureusement qu'il y a, encore, le doyen Obiang. Avec lui, on ne s'ennuie pas. Très dogmatique, il fait, nettement, plus dans l'idéologie que le défunt leader libyen. Plus intéressant que Camarade Bob (Robert Mugabe), il cogne sur les anciens colons quand il en a l'occasion sans se soucier des qu'en dira-t-on. L'occasion lui a été donnée, mercredi, 23 novembre, chez lui, à Malabo, où il recevait les dirigeants africains et arabes, dans le cadre du 4e Sommet Union africaine/Ligue arabe. Morceaux choisis :

La position africaine par rapport à la coopération Nord/Sud :

« Nous, les Africains, sommes conscients du fait que l’émergence de notre continent ne sera jamais favorable en coopérant avec les pays du Nord, car cela constitue un frein pour notre développement, étant donné qu’ils souhaitent perpétuer la dépendance de l’Afrique. A ce sujet, l’expérience de la Guinée équatoriale est importante, parce que son développement actuel n’a pas été le fruit d’une coopération avec aucun Etat, mais, grâce à l’administration responsable de nos ressources ; raison pour laquelle nous parions sur une coopération Sud-Sud avec le monde arabe, avec des bénéfices réciproques et sans ingérences ».

De la nécessité d'une coopération fructueuse et mutuellement avantageuse entre l'Afrique et les pays arabes :

- « Les pays arabes, pour leur état de développement avancé, doivent apporter aux pays africains leur expérience technique et scientifique dans plusieurs secteurs, dans le but de renforcer les progrès de notre continent ; car le modèle de développement et de modernisation des pays arabes doit nous interpeller et nous accompagner vers notre émergence ».

De la promotion de l’échange d’expériences réciproques pour atteindre la croissance économique.

« Les entrepreneurs doivent concrétiser la vision de leurs dirigeants, pour construire une vraie coopération Sud-Sud, et nos gouvernements doivent à la fois mettre en œuvre des politiques qui protègent et favorisent les investissements et la compétitivité de nos produits ».

Voilà quelques temps forts du discours prononcé par le président équato-guinéen, mercredi, 23 novembre, à Malabo. Président en exercice de cette Conférence avant de passer le témoin au roi, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, en 2019, en Arabie Saoudite, il lui revient, d'ores et déjà, de mettre, en œuvre, son programme d'activité.

Commentaires

DOMINIQUE MAF (non vérifié)
OUI, BEAU DISCOURS. CEPENDANT, OBIANG DOIT AUSSI SAVOIR QUE LA GUINÉE EQUATORIALE APPARTIENT À TOUS LES GUINÉENS ET NON PAS SEULEMENT À SON SEUL CLAN FAMILIAL. DE PLUS, LUI ET SES COLLEGUES VALETS DES OCCIDENTAUX DE LA CEMAC, SONT INCAPABLES DE BATTRE LEUR PROPRE MONNAIE ET DE QUITTER LA PRISON DE CFA... LES DISCOURS NATIONALISTES SANS UN EFFORT DE REALISME ET DE VISION, C'EST DE LA POUDRE AUX YEUX..

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