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SOUDAN DU SUD: Le retour en force du vice-président et chef de rébellion Rieck Machar

"Moi, Salva Kiir Mayardit, président de la République du Soudan du Sud, édicte, par la présente, ce décret présidentiel, qui ordonne la nomination de Riek Machar Teny comme premier vice-président de la République du Soudan du Sud", a annoncé le président dans un décret publié, jeudi soir.

Cette annonce marque un progrès sur la voie de l'application de l'accord de paix conclu par MM. Kiir et Machar (notre photo), le 26 août 2015 - qui prévoyait un cessez-le-feu et un mécanisme de partage du pouvoir - pour mettre fin à deux ans d'une guerre civile dévastatrice.

M. Machar avait, déjà, été le vice-président de M. Kiir, entre 2005 et 2011, quand le Soudan du Sud n'était, encore, qu'une région semi-autonome, au sein du Soudan, puis, entre juillet 2011 - après l'indépendance - et juillet 2013, quand il avait été démis de ses fonctions.

Quelques mois, plus tard, le 15 décembre 2013, le Soudan du Sud avait plongé dans la guerre civile quand des combats avaient éclaté au sein de l'armée nationale, minée par des dissensions politico-ethniques alimentées par la rivalité à la tête du régime entre M. Kiir et M. Machar.

"C'est une bonne nouvelle, parce que c'est un pas en avant dans l'application de l'accord de paix. Cela signifie que nous mettons en oeuvre l'accord de paix comme stipulé", a déclaré M. Machar, qui s'exprimait depuis l'Ethiopie.

Si la nomination de M. Machar est un signal positif lancé à la rébellion, il faudra, encore, attendre qu'il retourne, à Juba, la capitale, où il n'a plus mis les pieds depuis deux ans, pour juger de la bonne volonté des deux camps.

"Si je reçois le soutien nécessaire pour assurer ma sécurité, je pense que je serai capable de prendre mes fonctions dans quelques semaines", a promis M. Machar, sans donner de date précise.

Malgré l'accord d'août, les violences n'ont, jamais, cessé et les belligérants s'accusent, mutuellement, de ne pas remplir leurs engagements. Les combats opposent, aussi, à présent, de nombreux groupes armés aux agendas, souvent, locaux.

Les discussions sur la formation d'un gouvernement d'union nationale sont, également, pour l'instant, toujours, dans l'impasse. Elles étaient censées aboutir avant la date butoir du 22 janvier.

La décision du président Kiir de tripler le nombre d'Etats régionaux, passés de 10 à 28, a été mal ressentie par les rebelles, qui l'ont accusé d'avoir compromis un pilier fondamental de l'accord de partage du pouvoir.
L'annonce de M. Kiir a été bien accueillie par les habitants de Juba. "C'est une très bonne initiative (...) Ce décret donne de l'espoir au peuple sud-soudanais", a estimé l'un d'eux, Michael Michal.
Le Soudan du Sud était devenu indépendant, en juillet 2011, après des décennies de conflit avec Khartoum. La guerre civile a éclaté, en décembre 2013, à Juba, lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé son ancien vice-président, de l'ethnie Nuer, de fomenter un coup d’état.

Plus de 2,3 millions de personnes ont été chassées de chez elles et des dizaines de milliers tuées par la guerre et les atrocités à grande échelle, qui l'accompagnent - massacres ethniques, viols, torture, meurtres et recrutement d'enfants, déplacements forcés de populations - dont sont responsables les deux camps.

Le Soudan du Sud est, aussi, dans une situation humanitaire catastrophique. Selon l'ONU, plus de 2,8 millions de personnes ont besoin d'aide alimentaire d'urgence, soit, près d'un quart de la population, et 40.000 ont passé un seuil critique.

Fin janvier, un groupe d'experts de l'ONU a recommandé au Conseil de sécurité de sanctionner MM. Kiir et Machar, en estimant qu'ils étaient responsables de la majorité des violences commises depuis le début du conflit.

Avec AFP

Commentaires

kimpéné Ya Congo (non vérifié)
Quelle Honte , Quelles Souffrances et Tant de Misères que le Peuple Sud-Soudanais ont-ils subis alors que les Deux Guerriers se battaient pour leur Propres Pouvoir en oubliant pas que les Perdants dans l'histoire, ce sont les Populations qui Votent pour Vous alors que l'AFRIQUE NOIRE est Tellement en Retard qu'ils ne nous aient même plus permis de Voler un petit sous. Pauvre Afrique Noire et son peuple qui Attendent toujours que nous Faisions comme les Autres " les BLANCS ", se mettre à Construire une Vraie AFRIQUE NOIRE Réellement appartenant à ce Peuple Noir qui ne cesse de Souffrir. Quels Piteux Responsables avons nous qui ne Savent Rien faire au Pouvoir en dehors des Guerres inter-Ethniques et des Championnats de Vols des Deniers Publics alors que les Populations croient que Vous Travaillez effectivement,... Ce sont de Vrais Feignants et surtout des Malhonnêtes, tous en dehors de quelques-uns comme le Président Laurent GBAGBO et surtout le Grand Libérateur de l'Afrique du Sud, le Président NELSON MANDELA ! Avant d'accuser les Autres de quoique ce soit, il faut d'abord faire sa propre Autocritique ! La plupart des Présidents Noirs Africains sont des Cumulards et de Très Mauvais Présidents, malheureusement ils Restent Accrochés pour bien Détruire les biens Précieux de leurs pays, entraînant ainsi la Paupérisation du Peuple et de l'Economie de leurs Pays ! Quelle Dommage ! Quelle Bêtises ! Quelle Honte ! On dira tout simplement parce qu'ils sont NOIRS et BÊTES !
Denis Sassou Nguesso (non vérifié)
petit, fais attention avec tes propos... tu as déjà fait ma prison?
Denis Sassou Nguesso (non vérifié)
petit, fais attention avec tes propos... tu as déjà fait ma prison?

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