TERRORISME AU SAHEL : Mort (au combat) d'un deuxième soldat français au Mali en quatre jours

Un légionnaire français a été "tué au combat", lundi, 4 mai, lors d’une opération de lutte contre les groupes armés djihadistes au Mali. La présidence de la République française, qui a publié cette douloureuse information, confirme, ainsi, le deuxième décès, en quatre jours, dans les rangs de la force française Barkhane au Sahel.

Le soldat, Kévin Clément, appartenait au 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne (Bouches-du-Rhône). Son décès porte à 43 le nombre de militaires français tués au Sahel depuis le début de l'intervention française en 2013, selon un comptage effectué à partir de chiffres publiés par l'état-major.

Il était engagé "dans une action de harcèlement zonal et "de ratissage contre les groupes armés terroristes", selon un communiqué de l'état-major des armées.

"Prise à partie à courte distance, l’unité de tête a riposté et a mis hors de combat deux djihadistes. Au cours de cette action de feu, le 1ère classe, Kévin Clément, embarqué à bord d’un véhicule blindé léger, a été, grièvement, blessé par un tir ennemi", a-t-il précisé.

Touché à la tête, "il a été évacué par hélicoptère vers l’antenne chirurgicale de Gao (Nord), où son décès a, malheureusement, été constaté".

L'état-major a précisé que l'intervention d'un drone Reaper avait, ensuite, "permis de constater que le sous-groupement tactique avait été engagé dans un combat de rencontre avec des éléments terroristes isolés".

Kévin Clément, âgé de 21 ans, était au Mali depuis février. Il était célibataire et sans enfant.

Vendredi, 1er mai, le brigadier, Dmytro Martynyouk, légionnaire du même régiment, avait, lui même, succombé à des blessures infligées, le 23 avril, au Mali, par l’explosion d'un engin explosif improvisé.

Ces dernières semaines, l'armée française a multiplié les offensives au Sahel, en particulier, dans la zone dite des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso, revendiquant la "neutralisation" de plusieurs dizaines de djihadistes, depuis le début de l'année.

Les effectifs de Barkhane sont récemment passés de 4.500 à 5.100 militaires. Quelques pays européens ont, également, envoyé des forces en renfort. Paris espère que ce renfort permettra d'inverser le rapport de forces sur le terrain, où les groupes djihadistes ont multiplié les attaques ces derniers mois.

Le président Emmanuel Macron "s’incline avec un profond respect devant le sacrifice du soldat" et "tient à exprimer à nouveau son entière confiance aux militaires français déployés au Sahel" ainsi que le "soutien de la France aux pays du G5 Sahel" (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso), qui combattent, activement, le djihadisme sur leur sol.

"Ce lourd tribut payé par la Légion étrangère n’entame ni sa détermination ni son efficacité. Elle poursuit sa mission, à la manière de ses Anciens", a indiqué, pour sa part, la ministre des Armées Florence Parly.

La guerre menée contre les djihadistes du Sahel est sans répit et se poursuivra jusqu'à la victoire finale. Qui est proche.

Condoléances plus qu'attristées pour la perte de ces deux vaillants soldats et que l'Afrique leur soit à jamais reconnaissante.

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