TOGO : Le candidat Agbéyomé Kodjo appelle ses partisans au calme

Bien que le Togo soit calme, surtout, la ville de Lomé, où les Togolais et les Togolaises vaquent à leurs occupations, comme si de rien n'était, depuis la proclamation des résultats de la présidentielle, le dimanche, 23 février, qui désignent le président-sortant, Faure Gnassingbé, vainqueur dès le premier tour, le candidat sorti deuxième, selon la CENI, Agbéyomé Kodjo, qui, de son côté, revendique la victoire, grâce à ses propres calculs effectués par son dispositif de campagne, a appelé, mardi, soir, au calme, en attendant les négociations qu'il aurait entamées auprès des instances extérieures en vue de la prise du pouvoir d'Etat au Togo. Agbéyomé Kodjo, dans sa déclaration, dit ne pas souhaiter que le sang des Togolais coule, ni qu'il y ait destruction des biens au moment où son pouvoir, dès son installation, voudrait attirer l'investissement étranger. Nous vous proposons l'entière et très surprenante déclaration du candidat sorti deuxième à l'élection présidentielle du 22 février. Il appelle au calme dans un pays qui est totalement calme.

« Personnellement, je n'ai pas souhaité que le petit conflit intérieur puisse brouiller l'image du Togo à l'international. Nous avons besoin dans la gouvernance que nous voulons établir demain, la paix, la sécurité et la confiance des investisseurs pour que nous puissions résoudre la problématique du chômage des jeunes au Togo. C'est pour cela que, étant convaincu de ma victoire au premier tour des élections présidentielles de 2020, en dehors de la mobilisation à laquelle nous appelons les Togolais (souhaitée par Mgr Kpodzro vendredi, ndlr), je les invite à demeurer sereins. Nous travaillons avec les acteurs majeurs de la communauté internationale. Je pense que dans les jours et semaines à venir, nous aurons à communiquer le résultat de nos négociations. C'est pour cela que tout le monde doit rester calme. Je ne souhaite pas que nous puissions poser des actes qui puissent conduire certains de notre camp à provoquer un bain de sang. Je ne souhaite qu'aucun Togolais puisse être touché dans son intégrité physique. Faites moi confiance. Comme je l'ai promis, j'aurai la victoire, votre victoire, et exercerai le pouvoir d'Etat à votre profit. Soyez sereins et mobilisez vous. Pas d'acte de provocation qui puisse faire couler le sang des Togolais » (fin de la déclaration du candidat sorti deuxième à la présidentielle du 22 février.

Cet appel au calme (dans un pays déjà calme) est, néanmoins, une preuve de la maturité de l'homme à qui les Togolais ont refusé la gestion de leur destin commun. Maintenant qu'il est devenu, par la force des élections, le chef de l'opposition, il est souhaitable, que pour le bien commun qu'est le Togo, il travaille, main dans la main, dans la paix et la concorde, avec la majorité en place.

D'un de nos envoyés spéciaux à Lomé.

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