TUNISIE : L'ancien président Moncef Marzouki dans le viseur des djihadistes

L'ex-président tunisien, Moncef Marzouki, a été informé d'un projet d'assassinat le visant, a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur, tandis que l'entourage de l'ancien chef de l'Etat a réclamé une meilleure protection.
Lors d'une conférence de presse tenue dans l'après-midi, des proches de M. Marzouki ont confirmé avoir été mis au courant, lundi, 23 novembre, matin, d'un projet d'assassinat "par une partie terroriste", en faisant porter "l'entière responsabilité" de la sécurité de l'ancien chef de l'Etat aux autorités.

Adnène Mancer, son ex-directeur de campagne, a indiqué que "depuis deux ou trois semaines", la protection de M. Marzouki ne relevait plus de la sécurité présidentielle, mais du service de protection des personnalités, qui dépend du ministère de l'Intérieur.

"Quand la protection du Dr Marzouki a été diminuée, alors, peut-être, les terroristes ont-ils pensé à passer à l'acte", a-t-il déploré. "Si ces menaces sont mises en application, le but serait de provoquer le chaos dans le pays", a-t-il ajouté.

M. Mancer a réclamé de "meilleures conditions" de travail pour les quatre agents assurant la sécurité de M. Marzouki, affirmant qu'ils "étaient obligés de dormir dans leur voiture".
Âgé de 70 ans, cet ancien opposant du régime de Ben Ali avait été élu à la présidence par l'Assemblée constituante fin 2011. Il a été battu lors des élections de fin 2014 par Béji Caïd Essebsi, premier président démocratiquement élu en Tunisie.

Depuis la révolution ayant mis fin au régime de Ben Ali en 2011, le pays a notamment été marqué par l'assassinat de deux opposants de gauche, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, respectivement en février et juillet 2013.
Avec AFP

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