UNESCO : La Française Audrey Azoulay arrive à la tête de l'organisation

L'Afrique attendait une Egyptienne, au pire, un Qatari. Pourtant, ce ne sera ni l'une ni l'autre. La Française, Audrey Azoulay, sera la prochaine directrice générale de l'Unesco, après la tenue de la grand-messe de ce mois de novembre, qui regroupera les 195 pays de l'organisation. Bien huilée, la diplomatie française a eu raison de la lourdeur bureaucratique africaine et du tiroir-caisse qatari. Dans le numéro 458 du mois de novembre d'Afrique Education, qui sera dès vendredi, 3 novembre, chez les marchands de journaux, le lecteur pourra relever les grands défis auxquels Audrey Azoulay aura à faire face pendant sa présence à la direction générale de l'Unesco.

L'Egyptienne, Moushira Khattab, et le Qatari, Hamad bin Abdulaziz Al-Kawari, ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes et à ceux qui les soutenaient. Le savoir-faire diplomatique de la Française lui a permis de les coiffer au poteau alors que les 58 membres du Conseil exécutif attendaient l'un des deux. Cela dit, ce n'est pas une mauvaise chose que la direction de l'Unesco revienne à une Française, après les errements de cette organisation pendant ces dernières années, ce qui a, d'ailleurs, encouragé le départ de son plus grand contributeur, les Etats-Unis. On se souvient que l'un des meilleurs patrons de l'Unesco, dans les années 70 fut le Français, René Maheu. Après son départ, ce fut, clairement, la politisation de l'organisation, la guerre idéologique entre le Nord et le Sud, le tiers-mondisme triomphant et le Nouvel ordre économique international, sans oublier, la recherche d'une place pour l'Afrique consacrée par la bataille menée par les partisans du Prix Unesco/Guinée équatoriale pour la science que l'ancienne directrice, la Bulgare, Irina Bokova, résolut à garder dans son tiroir, au nom d'une certaine logique (dominatrice) des pays du Groupe 1 (Pays occidentaux) alors que la grande majorité des pays membres (y compris la Russie et la Chine) demandaient sa mise en œuvre, qui finit par survenir, mais après trois années de bataille inutile. On a besoin de dire : Plus jamais ça !

Au moment où arrive Audrey Azoulay, l'Afrique ne souhaite plus vivre des combats d'un autre temps alors que son éducation se meurt, sans réel soutien de la communauté internationale. Le continent veut que revive l'esprit de René Maheu à la tête de l'organisation. Sans plus.

Toujours dans le numéro 458 d'Afrique Education, « OMS : Comment l'Occident a torpillé la nomination de Robert Mugabe ». Le président zimbabwéen n'était demandeur de rien, surtout, que l'essentiel des ressources de son pays provient de l'exportation du tabac, une culture que combat justement l'OMS. Le magazine décrit le processus de bout en bout.

« Maroc : Les appétits de Mohammed VI en Afrique noire », titre, aussi, le 458 d'Afrique Education. Sixième pays le plus riche du continent, le Maroc fait mieux que le Nigeria, l'Afrique du Sud, et, surtout, l'Algérie, plus riches que lui. Afrique Education montre comment le successeur du roi Hassan II réussit à traduire la volonté de son père de maintenir une présence royale forte sur le continent noir d'où était issue sa grand-mère maternelle.

« Côte d'Ivoire : Le clash est-il évitable entre Ouattara et Soro » ? Le numéro 458 d'Afrique Education apporte une réponse claire à cette question.

Vous n'avez qu'à courir acheter ce numéro 458 (qui risque de finir assez vite comme les précédents numéros) à moins de le commander sur internet. Afrique Education ne se souciant (jamais jamais) des qu'en dira-t-on, combattant, âprement, la pensée unique (occidentale et des dictateurs africains), donnant une autre lecture de l'actualité, surtout, oeuvrant pour une Afrique digne et respectée comme le voulaient les pères fondateurs du continent (Lumumba, Um Nyobe, N'Krumah, Sékou Touré, Thomas Sankara et autres Mandela pour ne citer que ceux-là), d'autres articles sur l'économie, l'éducation, la culture, les sciences, etc. questionneront votre esprit critique. Car la lecture d'Afrique Education ne vous laissera jamais neutre ni indifférent. Vous prendrez forcément position : ou sous serez d'accord avec la thèse soutenue dans le journal, ou vous serez, farouchement, contre.

Le 458 de novembre 2017 est en vente à partir du 3 novembre en kiosque. Ne le ratez pas.

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