UNION AFRICAINE : Cyril Ramaphosa futur président de l'organisation en campagne

Lors l’étape togolaise, les deux leaders évoqueront la possibilité de renforcer la coopération économique.
Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, effectue, actuellement, une visite de 24h, à Lomé. Il a entrepris une tournée africaine qui l'a, déjà, conduit en Guinée et au Ghana, et qui va se poursuivre dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest dont le Nigeria, la première puissance économique du continent, juste avant l'Afrique du Sud. Cette tournée se situe dans le cadre d’une campagne de lobbying destinée à assurer l’élection du chef de l’Etat sud-africain à la tête de l’Union africaine (UA), en janvier 2020, à Addis Abeba.

'Ces visites ont lieu dans le contexte du renforcement des relations bilatérales, politiques et économiques déjà existantes entre l'Afrique du Sud et les pays frères', indique la présidence sud-africaine.

Le président Ramaphosa est accompagné par plusieurs ministres, Relations internationales & Coopération, Agriculture, Vétérans militaires, Sécurité d’Etat et le ministre-adjoint du Commerce et de l'Industrie.

Au terme d'une visite de 48 heures en Guinée, Cyril Ramaphosa a sollicité, mercredi, 4 décembre, le soutien de son homologue guinéen, Alpha Condé, pour briguer la présidence de l'UA, lors du 33e Sommet ordinaire prévu en janvier prochain à Addis-Abeba. Ce soutien lui est, également, acquis au Togo et au Ghana. Sans l'ombre d'une hésitation.

Conakry et Pretoria ont, également, des visions communes sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations-Unies en vue d'accorder une place importante à l'Afrique, ainsi que, sur les questions de lutte contre le terrorisme et l'insécurité transfrontalière en Afrique, a noté Cyril Ramaphosa.

De son côté, M. Condé a rappelé que l'Afrique du Sud, qui représente 75% du PIB cumulé au sein de la Communauté de développement des Etats d'Afrique australe (SADEC), est pour cette communauté ce que le Nigeria représente pour la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en terme de poids économique.

"Nous estimons que les problèmes africains doivent être réglés par les Africains eux-mêmes", a lancé Alpha Condé. Une position que partagent, également, les présidents sud-africain, mais aussi, du Togo, Faure Gnassingbé, et du Ghana, Nana Akufo Addo.

Au Togo, le PND (Programme national de développement) lui a été présenté en long et en large, dans toutes ses spécificités. Faure Gnassingbé a invité son homologue sud-africain à encourager les entreprises publiques et privées de son pays à y prendre une place de choix (notre photo). Car si l'Afrique doit appartenir avant tout aux Africains, c'est d'abord à travers l'investissement économique. L'opportunité est, ainsi, donnée à ce membre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) de rivaliser, dans le bon sens de l'investissement, avec les autres pays occidentaux et asiatiques, qui se manifestent déjà en faveur de ce Plan.

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